mercredi, 09 août 2006
La Gerbe: note super pas glam, en même temps, si j'étais glam, ça se saurait.
J'y ai cru, nondidiou, c'était mercredi, jour des enfants, la journée aurait pu se dérouler tranquillement, j'étais prévue au hèfebihaille jusqu'à 17 heures, et Ô joie, à 16h15, je n'avais pas encore vécu de catastrophe (parce que bon, lundi, premier jour de la semaine, début de la journée de travail: 07h00, déclaration d'accident de travail: 07h02, y a mieux comme sortie de la léthargie du week-end (rien de grave, hein, j'ai coincé ma main, mais bon, dans le doute, hein... (pis ça m'a permis de glandouiller un ptit quart d'heure le temps de la remplir, toussa)). Mardi, 10h15: chute de ma hauteur (1m73,tout de même), ématome fessier violet (car chute en arrière), et poignet un peu arraché (car tentative de rattrapage + mur en crépi), mais rien de grave (a part la loose, vu que bien sûr, je tombe toujours en PUBLIC). Et là, donc, à 16h30, j'me dis, cool, aujourd'hui, that's good to be good, il semblerait que mon trèfle à quatre feuilles (qui pousse, qui pousse) ait éloigné le mauvais oeil, Mercure en orbite de la trajectoire parralèle au solstice du premier quartier de lune, cool. Bin nan. Nan, parce qu'à 16h15, je déclenche un plan 32 (ça veut dire que j'apelle la securité, c'est un code) pour signaler un individu un ptit peu pompette ivre complètement déchiré sa race dans l'enceinte des locaux, qui titube, qui bave, et qui ne demande qu'a tomber un grand coup. Arrive ladite securité (il s'apelle Nelson, en ce moment. Véridique), je lui signale l'individu susnommé, et il m'assure qu'il va s'en charger. Mokay. Alors pourquoi, messieurs-dames, si ledit Nelson s'est occupé d'évacuer le monsieur fin raide de l'enceinte des locaux, pourquoi, et surtout COMMENT ledit monsieur complètement déchiré sa race pouvait-il être en train de vomir ses tripes à 15 centimètres de mes baskets à 16h28??? HEIN???? Pourquoi MOI ???? Comme ça, il s'est arrêté devant moi, il a fait une magnifique flaque de truc immonde tellement acide que j'ai été étonnée qu'y ait pas de trou dans le carrelage, il m'a regardé, et il s'est cassé. Alors il faut savoir que quand il arrive un truc de ce genre, c'est moi qui dois ramasser. Ouais, msieurs-dames, je suis responsable de ma zone de A à Z, et ça veut aussi dire qu'y faut que ça reste prop' un minimum (genre sans vomi acide, quoi). Sauf que moi, la flaque, j'arrive pas à l'approcher a moins de 2 mètres sous peine d'en remettre une couche. Or, le but, c'est pas qu'y en ait PLUSSS, de la gerbe, c'est qu'y en ait pludutout. Ca m'a pris ma dernière demi-heure de travail, deux paires de gants en caoutchouc et un bidon de javel pour arriver à maîtriser la situation, en maudissant cet ****** ** ** **** ******* ** *****, avec la ferme intention de retrouver sa trace et d'aller chier sur son pallier. Puis un elfe est venu se poser sur mon épaule (un ptit gros elfe, mal coiffé en plus), et m'a dit que c'était mal de juger son prochain, et de me souvenir que peut être moi aussi ça m'était déjà arrivé de vomir partout sous l'emprise de l'alcool (geeeenre), sans faire expres (vous le visualisez, avec son auréole, le ptit gros elfe???), et du coup, je me suis souvenue...Vomi par la fenêtre de la voiture de Truc. Avec la fenêtre fermée, donc vomi DANS la voiture: odeur garantie 3 mois minimum, même après shampouinage, avec les fenêtres ouvertes et un ptit sapin-qui-daube. Vomi par au dessus du pont, dans le canal. Sauf qu'a cet endroit-là du pont, juste en contrebas, y a le jardin de Madama Machin, donc vomi dans le jardin de Madame Machin, tu t'rends compte? Vomi dans le jardin de Bidule, aussi. Courru dehors en enfilant les premières baskets qui se présentaient, vomi, vomi, vomi, rentrée dormir, réveillée deux heures plus tard par les cris de Mister Bidule qui vient d'enfiler ses baskets autrefois beiges, harmonieusement crépies de mélange Soho/cacahuètes mâchées/terre du jardin . Bon, certes, une fois, j'ai vomi sur une copine, mais merde, c'est pas pareil quand c'est quelqu'un que tu connais, quoi (je faisais une ptite sieste post-plein-de-ricard allongée sur le canapé, la tête sur ses jambes, quand mes spaghettis bolo ont refait leur apparition. Ce qui est cool, c'est que c'est pas le canapé (blanc...) qui a morflé. Ce qui est moins cool, c'est que pendant 3 jours, ma copine a senti les bolo au ricard, même après des douches au carsher. Depuis ce jour, je ne bois plus de ricard (sauf en camping, mais en même temps ça fait 1000 ans que j'ai pas campé, depuis la fois ou j'ai marché en bikini (ouais, y a 1000 ans, j'étais pas complexée) dans un nid d'abeille en allant aux "sanitaires", réaction allergique, piqûres danlcul...mais c'est une autre histoire)). Bref, jamais ô grand jamais je n'ai vomi comme ça sur quelqu' un que je connaissais pas (j'ai un minimum d'éducation, MOI), et là pour le coup, je suis CHOQUEE (et je file reprendre une douche, je sens l'acide!).
(j'vous ai pas mis de photo de la gerbe en question, hein, à la place j'vous mets un tableau qui s'apelle La Gerbe, de Matisse, histoire que ma note pas glam soit au moins un minimum culturelle)
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dimanche, 23 juillet 2006
34 ème heure, tout va bien...oui, mais demain??? Demain, ça va être balaise...
De retour d'un week-end trobien chez des amis que j'avais pas vus depuis super longtemps, j'ai pas dormi depuis 34 heures, et j'ai toujours pas sommeil, alors hop, j'vous les raconte, mes 34 heures:
Samedi, 04h52: Mon réveil sonne, parce que oui, même le samedi. Je me lève et je te bouscule, j'me prépare, et je file travailler.
Samedi, midi: je sors en courant du boulot, par 40°, parce qu'il faut que je me grouille d'attraper le bus.
Samedi, 12h41: j'ai pas couru assez vite, le bus m'est passé devant la gueule, et j'ai dû attendre le suivant mais ayé, chuis chez moi. Et faut que j'me dépèche encore plus.
Samedi, 13h30: je suis douchée, habillée, coiffée, et j'ai presque fini mon sac pour partir en ouikène.
Samedi, 13h42: je renverse mon café au lait sur mon débardeur blanc, donc je vais changer de débardeur blanc (ouais, c'est comme ça, aujourd'hui j'veux être en blanc).
Samedi, 13h43: pour enfiler mon débardeur blanc propre, qui a une encolure relativement serrée, je suis obligée de me démaquiller, sinon je vais le pourrir.
Samedi, 14h02: rhabillée, remaquillée, je pars pour la gare avec mes deux besaces blindées (pas trouvé de valise, ni de sacado. Par contre, plein de besaces!).
Samedi, 14h20: contre toute attente, j'ai eu le temps de prendre mon billet, de le composter, de sauter dans le train, et je transpire comme un bonbon Haribo au soleil.
Samedi, 14h59: j'arrive au point de rendez-vous avec mes deux premiers cop's, et on part en mission cadeau d'anniv' pour notre copine.
Samedi, 17h30: après trois magazins, une ptite bière en terrasse et 45 minutes de route, on arrive chez les susnommés cop's, emballage des cadeaux, petite bière avec un autre couple de cop's passés dire bonjour, tout le monde prend une ptite douche réparatrice avant d'attaquer la soirée et on est partis.
Samedi, 19h00: arrivée chez Meilleur Ami, installation derrière la maison, à l'abri du soleil, autour d'une belle tablée de 7 sauvages, papotage, apéral, papotage, apéraux, papotage, apééééérobordeeeel, le whisky est bon, le coca est frais, les glaçons sont jolis, les enfants jouent au ballon dans le jardin en massacrant les pieds de tomates, tout le monde parle en même temps et de plus en plus fort, on chante, on rit, c'est la fête au village.
Samedi, 21h00: hhhhh, orage, remballage vite-vite-vite des 32 tonnes de gâteaux apéros, des verres, des bouteilles, des portables, des appareils numériques, et des enfants (pas forcément dans cet ordre de priorité...), réinstallation a l'intérieur, toutes fenêtres ouvertes, que y a de la VRAIE fraicheur qui rentre, sur la jolie table tout en couleur et en photophores, reprise de l'apéro.
Samedi, 22h00: entrée a base d'avocat et de crevettes, accompagné comme il se doit d'un bon vin que je ne peux pas citer (j'y connais keudal, j'ai pas retenu)
Samedi, 22h13: sortie du Premier Lâcheur, qui va s'installer dehors sous la pluie, assis sur une chaise de jardin, la tête entre les jambes (mauvais signe)
Samedi, 22h38: nettoyage a grands coups de seaux d'eau de la magnifique galette de crevettes prémâchées qui traîne dans le jardin entre les jambes du Premier Lâcheur.
Samedi, 23h30: installation du Premier Lâcheur sur le canap'. Plat principal: poulet au miel flambé et ses patates du jardin, accompagné pareil que l'entrée avec un truc apparemment trop bon qu'a "du retour" (?).
Dimanche, 01h10: offrage de cadeaux d'anniv', youkitralalatsointsoin, dedans y a du karaoké à crever, tournée de whisky coca pour tout le monde et c'est parti...
Dimanche, 02h48: Goodbyyyyyyye, my loveeer, gooooooodbye my friend, y a du James Blunt karaokable, on déchire. Whisky coca, eugaine.
Dimanche, 02h52: Goodbyyyyyyye, my loveeer, gooooooodbye my friend, on l'aime bien, on l'a remise, les garçons ont gueulé.
Dimanche, 03h21: Vienetta de Motta vanille-chocolat, ça devrait être un par convive. Champagne, normal. Whisky coca pour faire descendre. Laisse moi t'aimeeEeeeEeeeeeeEEeeeeEeeer, rien qu'une nuUUiiIiIt
Dimanche, 04h02: Décollage de tous les autres lâcheurs. On est plus que tous les trois, Meilleur Ami, sa chérie, et moi. Elle se met sur le canap' (sur lequel ne traîne plus le Premier Lâcheur, il va sans dire), et hop, elle est plus là. Tête a tête avec Meileur Ami. Whisky coca, papotage, whisky coca, les Red Hot, whisky coca, Noir Désir, whisky coca, bliblabli, whisky coca, Arlette Laguiller, whisky coca, problème de ça, de ça, pis de ça aussi, whisky coca, les red hot? whisky coca, la vie c'est pas toujours rigolo, whisky coca, mais heureusement, on rigooooooooole...
Dimanche, 05h43: lever du soleil.
Dimanche, 07h30: douche d'interet public, notament niveau brossage de dents.
Dimanche, 08h02: sonnerie de la machine a pain, qui vient de finir de cuire le pain viennois specialement concocté pour moi, qui accompagnera le Nutella a merveille.
Dimanche, 08h04: ouverture de la machine a pain, démoulage extraction au moyen de forceps du carnage immangeable car pas assez cuit, poubelle.
Dimanche, 08h15: installation derrière la maison pour un ptit dej' en plein air (avec la chérie qui s'est réveillée) composée de madeleines (du coup) et de nutella (quand même)
Dimanche, 09h07: préparation des affaires, rangement du salon copinien
Dimanche, 10h00: départ pour la gare.
Dimanche, 11h12: première escale, changement de train (galèèèèère)
Dimanche, 12h06: arivée au domicile.
Dimanche, 14h50: ménage fait, linge ok, douche ok.
Dimanche, 14h53: allumage du pécé...
Dimanche, à venir: extinction du pécé, débrancheage du téléphone, de l'interphone, de la sonnerie de la porte d'entrée, du micro-ondes et de tout ce qui est susceptible de sonner, et bonne nuit msieurs-dames...
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Lundi, 17h06: 60 ème heure, de contretemps en contretemps en contretemps, j'ai toujours pas dormi, chuis allée bosser, et chuis toujours debout, finalement, dormir, ça sert a que dalle...
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mardi, 30 mai 2006
La première cuite à Totof
Toute euphorique que j'étais après ma MDM-meubles, j'ai oublié de vous raconter le grolourd du samedi matin, qui, cette semaine et contre toute attente, s'est avéré ne pas en être un.( Pour ceux qui ne connaissent pas le grolourd du samedi matin, y a séance de rattrapage ICI, allez-y on vous attend pour continuer...)
Ce samedi matin, donc, toujours pareil, j'attends le bus, mp3, toussa toussa, que d'ailleurs ma nouvelle copine de bus, j'vais l'exploser, ils se foutent vraiment de notre gueule chez Quick, un hamburger dans chaque main, et....
Mais passons...J'attends le bus, quand je vois approcher quatre energumènes, très bruyants, très titubants et très dansants. Le bus sera là dans 7 minutes. Ca va être long...
Dans tous les groupes de pleinplein, y en a un qui est un peu plus chaud que les autres, qui fait son malin, pendant que les autres y vont a grands coups de "Alleeeeeeez...Arrrête Momo, laisse la dmoiselle tranquiiiille..." Bin là c'est pareil, sauf que
1/ Y s'apelle pas Momo, y s'apelle "Totof"
2/ C'est lui le seul des quatres a être bourré, les autres en sont juste au stade "didadidadoum, j'crois que chuis un peu pompette", donc joyeux mais lucides (ou en tout cas capables de tenir une conversation sensée).
3/ Il a 15 ans au maximum, et y vient de s'exploser la tête (il a bu trois bières, ses premières, je l'apprends plus tard), et il est dans la phase "Le Monde est merveilleux, je suis une fleur qui s'ouvre a la vie, je souris, je sais pas pourquoi, mais je souris"
4/ Les trois autres, c'est son grand frère et ses cousins, qui sont plus âgés et qui le "coachent" pour sa première biture (organisés, les gaillards!)
5/ Des qu'ils sont arrivés à ma hauteur, ils m'ont prévenue que "t'inquiète, il est pas agressif...", et effectivement, il était plutôt pacifiste, puisqu'il m'a offert un MAGNIFIQUE bouquet d'immondes fleurs pleines de feuillage moche, de couleur violette (avec les racines encore accrochees après^^) qu'il est allé me cueillir arracher sauvagement dans une jardinière de la Ville, et qu'il m'a remis solenellement en signe de paix entre nos deux peuples (faudra qu'il me donne le nom de sa bière, hein...).
J'ai voulu ruser pour pas prendre le bouquet, d'un habile "Mon peuple ne saurait accepter un aussi lumineux présent, c'est bien trop", mais les coach m'ont clairement dit d'un air désolé "T'sais quoi, tant que tu les prendras pas, y te lâchera pas, hein, après bon, t'en fais sque tu veux...", et effectivement, pour ledit Totof, la paix entre nos deux peuples n'est possible QUE si j'ACCEPTE ce modeste présent, et voilà le bus, donc dans un geste magistral, j'ai accepté le bouquet la motte de fleurs de feuilles, je l'ai secouée un peu pour la débarasser des 14 kilos de terre prise dans les racines, et, la tête haute, j'ai sauté dans le bus. Totof pouvait aller dormir sur ses deux oreilles, nos peuples étaient en paix.
(J'ai eu bien la honte dans le bus quand même,avec ma motte feuillue, mais c'est bon, je m'en suis débarassée direct une fois arrivée a destination. Cela dit il m'a bien fait rigoler, le ptit Totof, et c'est pas comme ça tous les samedi..)
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dimanche, 21 mai 2006
Djeun's afternoon
Cette semaine, entre les problèmes administratifs liés au déménagement d'ex-monsieur, le tri dans les affaires (trop bien organisé: à moi, à toi, à la Croix Rouge, à la poubelle. Autant trier a fond, hein) , les coups de téléphone de mon inquiète Maman Jolie (toujours pas calmée, elle court à l'ulcère), et mes vitales conversations avec mon amoureux (Pimprenelle si tu prononces le mot "pathétique" j'te lamine), j'ai réussi à trouver du temps pour faire un truc qui me fait trop claquer (attention: claquer ça veut pas dire que ça me fait vomir ou mourir, hein, ça veut juste dire que ça me fait marrer)(c'est mieux) : papoter avec un mec bourré, en l'occurence un dénommé Biloute, dont je vous ai deja parlé il y a longtemps ICI, collègue de travail et accessoirement pote de cuite. Tout a commencé quand, la date de son déménagement approchant à grands pas, ex-monsieur m'a fait remarquer qu'il serait judicieux de vider le frigo et de le dégivrer. Soit. Concernant la nourriture, pas de problèmes, ça fait une semaine qu'il ne reste plus que deux yaourts natures (périmés) et un pot de moutarde (pas entamé). Par contre, c'est la fête à la boisson, et notamment à la bière (reste du ouikène supertrobien). Heureusement, Biloute, dans sa grande mansuétude, a accepté de venir m'aider a écouler le stock. On a donc commencé à 16 heures, une bière, deux bières, sept bières ( à la base, on avait prévu d'en profiter pour s'entraîner à Singstar, en vue du challenge mixte dans lequel on fera équipe lundi contre Pimprenelle et son jules, que c'est net, on va les broyer sur Elton John, don't go breaking my heaaaaart. Seulement grobordel>tout retourné>pas retrouvé les cédés> pas joué). Finallement on a papoté jusqu'à 21h30 (j'aime autant vous dire que l'élocution de 21h30 était légèrement infiniment plus chaotique que celle de 16 heures). Alors pour que vous compreniez la teneur de nos conversations, il faut se mettre en situation: le dénommé Biloute est âgé de 20 ans (Pimprenelle tu gardes tes commentaires ;)), pratique quelquefois la polygamie (il a réussi à gérer deux chéries pendant 6 mois, chapeau. Mais en ce moment, nan, il en a qu'une. Pour le moment, quoi), est amoureux de sa voiture (et fan de tuning, oui, je suis très éclectique dans le choix de mes potes. On en a parlé, d'ailleurs, du tuning. 13 secondes. Le temps que je dise que je trouve ça nase, beauf et inutile et que je lui donne ma vision du Roger qui tune, on a vite changé de sujet), vit avec un papa malade d'alcoolémie (en vrai) et sa belle-mère qu'il aime pas très. Aime la pléstécheune (surtout les jeux de guerre barbare). Roule comme un ouf dans sa saxo V.C.R.D.E.O.L.K.H.J.Y turbo D a injection multisoupapes de la mort qui tue, avec les vitres (teintées) ouvertes et la musique a fonléballons (en l'occurence Sean Paul, que j'ai découvert, du coup, parce que moi j'étais persuadée que stait un acteur, hum) que quand il me ramène chez moi chuis a la limite de me lâcher sur mon siège, y a que l'appréhension de prendre un coup de boule qui m'en empêche. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que pour suivre tout un après midi une conversation avec Biloute, qui parle le djeun's poussé a l'extrême, faut s'accrocher msieurs-dames. Parce que Biloute, il est un peu brut de décoffrage. Par exemple, quand il trouve une fille jolie, y dit pas elle est "bonne" (que deja cette expression ça m'horripile, mais au moins tout le monde la comprend). Y dit "elle est crevable à mort"; "Crevable", parce que Biloute, il leur fait pas l'amour, à ses copines. Nan, il les "crève" (amis de la poésie...). Il fait rien "vite fait", nan, lui y préfère le faire "vite aif". Y mange pas, y "graillave". Y boit pas, y "piave". Y vomit pas, y "beuge". Et tous les trois mots, y case un "t'sais" ou un "t'as vu" (faut suivre, hein, parce que quand il a "graillave un truc vite aif t'sais mais que direct il a beuge t'as vu parce qu'il avait trop piave t'sais", le tout après une paire caisse de bières, pardon mais moi je fais répéter, hein...) Bref, Biloute,quand on le croise dans la rue avec son jogging et ses chevalières en or, on le range direct dans la catégorie caïd-lascar-racaille-ptit merdeux adeubal. Seulement Biloute, une fois qu'il a picollé un peu quand il commence a parler sérieusement, y tombe le masque, et alors la, c'est un vrai bonheur: il est romantique (comme c'est meugnoooon), amoureux de sa juliette, que même il lui offre des fleurs t'sais (même si ça, il avoue, ça le met un peu a l'aise "trop l'air d'un con t'sais avec ton pôv'bouquet que tu sais pas quoi en faire t'as vu". J'lui ai proposé de faire livrer, comme ça c'est le livreur de chez Interflora qu'a l'air d'un con t'sais, mais nan, y dit que c'est encore pire nase t'as vu...). Et par dessus tout, il en chie, Biloute, parce que sa juliette, elle est loin, vu qu'elle fait des études, et que grave elle lui manque t'as vu, que le soir y sent son oreiller pour retrouver son odeur t'sais, que tous les mois il se tape des horforfés de malade parce qu'il arrive pas a raccrocher quand il l'a au téléphone strucdehouf, que ptêt l'année prochaine y va lui proposer de vivre ensemble (là je l'ai arrêté pour le dissuader, hein, rapport à ses tout juste 20 ans et aux 19 même pas révolus de la juliette en question, et de mes fâcheuses experiences de vie a deux beaucoup trop tôt. Y m'a dit "t'inquièèèèète t'sais". Donc je ne m'inquièèèète.) Finallement, après avoir bien écouté mes conseils de vieille, il est reparti toubourré, on s'est entraîné a keudal, mais on a accompli notre mission: y a plus de bières qui risquent de périmer dans mon frigo.
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mardi, 02 mai 2006
Note moisie d'hier
Aujourd'hui, j'ai travaillé (beaucoup), mangé au resto (beaucoup), gagaté devant notre désormais célèbre petit Kevin (beaucoup) qui, je vous le donne en mille, sera roux aux yeux bleus, avec les taches de rousseur, comme son néanmoins charmant papa et tout le reste de la famille. Kévin-le-rouge,ça claque au moins autant que Conan-le-barbare..., papoté avec des femmes, des vraies, des qu'en ont chié leur race en divorces, en coups-et-blessures, en galères de folie, et qui aujourd'hui sont pomepidop (beaucoup aussi), dubitaté, tergiversé, reflechi, pensé, analysé, rêvé (bin oui comême), donc là, forcément, mon cerveau s'apparente plus à un amas spongieux qu'à la matrice... Je préfère donc m'abstenir, mais je vous laisse avec une note pas si moisie que ça puisqu'elle est d'hier seulement, écrite dans un moment de folie sur un fond de bonne musique, après cette note d'Hélène ...Hélène, je suis désolée. Je compatis :)
En cette saison printanière ( cet après midi j'ai senti du lilas, du vrai. Comme dans les films, la tête dans le feuillage, même que c'était vachement plus sympa que la fraicheur lilas de chez Airouic) , en cette saison printanière, donc, le pollen fait sa ptite fiesta, ça-virevolte-ça-virevolte, au grand déséspoir de certains allergiques, et à ma grande joie à moi. Car qui
dit allergie dit rumdéfoins. Or le rumdéfoins a pour principal symptôme visible, outre les éternuements et le nékicoule, les zieurouges. Les zieurouges étant un symptôme qu'on croise aussi en cas de taux d'alcoolémie surélevé ou/et* de manque de sommeil ou/et* d'absorbtion de substances prohibées et/ou* de fixation abusive de l'écran-pécéen-je-te-bénis et/ou* de pleurage intempestif et/ou* que sais-je encore...
*rayer la mention inutile
Or, ça y est, Jean-Pierre Pernaud l'a annoncé au jité de téhèfin...nan, en fait, c'était pas Jean Pierre Pernaud. Mais j'me suis rendue compte que depuis que c'est plus Jean Pierre Pernaud qui fait le jité, je sais pas qui c'est. Donc ça sera Jean Pierre Pernaud quand même, comme donc l'a annoncé Jean Pierre Pernaud, les premiers cas de rumdéfoins sont déclarés en France dans le petit village de Pouilly-le-Bretonneux (avec évidemment séquence vidéo dans ledit
village, interview de mâme Chombier, 78 printemps, qui l'a, elle, le rumdéfoins-merci-bien-j'-vous-en-cause-pas-msieur-dames, qu'elle en chie la pôv' vieille, en train de cracher ses glaires, merci téhèfin). Donc ça y est, on peut tout mettre sur le dos de ce putain de rumdéfoin. Nan, (renifler,)...chuis pas fatiguée, sta cause du rumdéfoins (re-
renifler)...MEUH NAN, (renifler en se tenant au mur et en parlant moins fort), chuis pas bourréée, sta cause du rumdéfoins... (re-renifler, sans lâcher le mur).... Naaaan, j'pas trop fumé (moucher. Direct.)... sta cause du rumdéfoins (éternuer si besoin).... Meuh nan j'ai pas pleuré késsturacontes (ne pas renifler. tamponner rageusement les yeux avec un klinex)... c'est ce putain d'enculé de RUMDéFOINS de bordel de merde à cul de mamouth mort (l'insulte est importante. Elle montre qu'on est un bourrin et pas une grosse lopette qui chiale, credibilité assurée)...Bon à savoir: Ne vous affolez pas si au premier essai, votre soudain rumdéfoins interloque; l'efficacité du rumdéfoins augmente avec les années..."Abin oui, c'est encore vrai que t'es allergique, toi, tous les ans, hein, ptin, tu t'rapelles l'année dernière, juste le lendemain de l'anniversaire, là??? Putain, steu méga crise qua tu nous avais fait, gros(se)!! Va falloir faire gaffe cette année, hein..."... Ouais, tu m'étonnes! ;)
21:25 Publié dans Alcool et dépendance | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
dimanche, 02 avril 2006
Carrément rien à foot...
Dans ma bande-de-djeuns, y a du footeux n'en veux-tu n'en voilà. Ca tombe bien, j'habite dans une ville qui foote et dont le stade est à un quart d'heure de ma maison. La tradition c'est donc que quand y a un match interessant, tout le monde débarque chez moi, puis on fait deux groupes: ces messieurs filent au stade voir leur match, pendant que nous on reste au logis à prendre de l'avance sur l'apéro en commérant comme des concierges. Normal. Sauf que lundi, la nouvelle est tombée: "Allez les filles, on a acheté les billets, samedi soir, on vous emmène au stade voir Metz-Lens!!!".Ah.
J'vous dis pas comme les filles en question ont été enchantées. Si si. La première a le vertige, la deuxième avait "trop-plein-de-trucs-de-oufs" à raconter aux deux autres en privé (et comptait donc profiter de l'absence de ces messieurs...) , et la troisième, en l'occurence moi, est agoraphobe à souhait.Belle équipe.
Samedi, après 3 apéros (faut au moins ça...), nous voilà donc parties, en grosses doudounes, déguisées en supportrices par ces messieurs, écharpes du FC Metz autour du cou, bras dessus-bras dessous, pour le stade. Et plus on s'approche, plus la masse de gens autour de nous se met à grossir. Plus mon coeur chamade. Plus mes jambes flageollent. Plus mes mains moitent. Ne pas regarder derrière, c'est pire. Bien aggripée à mes deux copines, une à gauche, une à droite, j'ai lutté contre les ptits papillons qui faisaient une manif juste là devant mes yeux, jusqu'à ce qu'on arrive enfin à nos sièges...20000 personnes....horrible....
Alors pour les ceusses qui sont jamais allés au stade (ptits veinards), faut savoir que la personne qui a conçu les sièges de supporters ne venait probablement pas de notre galaxiiiiie. mais du fond de la nuiiiit, Capitaine Flamme, d'aussi loin que l'infi.... N'avait pas de filles dans son entourage. Ni de gros. Nan. L'assise a un diamètre à peu près équivalent à celui d'une assiette; sachant que mes copines et moi avons une fâcheuse tendance à stocker consciencieusement nos 5 kilos-bonus dans notre cul, que tout le monde était en doudoune (fatale erreur: on est tellement serrés contre ses voisins que même en plein hiver, on peut y aller en marcel, au stade), je vous laisse imaginer comment on était bien installées. Impossible de bouger. Même pas la peine de songer à chercher un truc dans sa poche. Quoi? T'as le nez qui coule? Et bin fallait y penser avant. Renifle. Ouais, je sais, ça sent les frites. Trop. Et pas de dossier. Donc le monsieur de derrière qui essuie généreusement ses grosses pompes dégueulasses sur ma doudoune toute prop' pendant 1h 30. Grrrr.
Entrée des joueurs. 10 ptits points blancs, 10 ptits points rouges, et un ptit point encore plus ptit que tout le monde s'arrache (y parait qu'on voyait très bien, seulement moi je me taupifie de jour en jour. Rendez-vous chez l'ophtalmo mardi). Coup d'envoi. Excitation du public. Je découvre que nos garçons, dans un stade, sont comme les 19993 autres personnes, des vrais barbares. Gueulent comme des putois. Sifflent. Se lèvent pour un oui, pour un non (en bousculant toute la rangée de sardines bien calées les unes contre les autres à chaque fois). Se rassoient en braillant des "oooooh ptin dommaaaaaage..." "merde, preeeeeeesque...". Se relèvent. Se rassoient. Applaudissent tout et n'importe quoi. Le 10 se gratte l'oreille, clap-clap-clap. Un coup d'oeil à mes copines: elles sont contaminées. Commencent à gueuler aussi. Ont apparemment un peu plus de connaissances footballistiques que moi. Connaissent même le nom de certains joueurs. Hallucination. Liquéfaction de moi même par les mains, en pleine moititude. Trop de vie d'un coup. Trop de fumigènes. Trop de bruit. Trop d'excitation. Trop de gens.
27ème minute: buuuuuuuuuuut! Foule en délire... Je fais l'effort, je me lève. Applaudis. Me sens tirée simultanément par les deux manches vers le bas. "Assise, pas bouger. C'est Lens qui vient de marquer, pôv' quiche". Décide de ne plus bouger d'un iota (yota?) jusqu'à la mi-temps. Crève de chaud dans cette saloperie de doudoune. Préfère regarder les gens autour de moi (eux au moins je les vois nettement). Hallucine en voyant la ptite mamie de devant qui s'enerve toute seule et balance des "faute, là!", des "penalty-mais-c'est-quoi-cet-arbitre?" et des "hors jeu" à tout va. Me rends compte que dans le stade, y a pas les commentaires de Thierry et Jean-Mimi, mais y a les commentaires de TOUT LE MONDE.
Mi-temps. Clope. Pipi. Re-clope. Bière. Epongeage des mains.
Je vous passe les détails de la deuxième mi-temps. Plus un seul but. Les garçons s'enervent. Plus le droit de poser des questions ( "Pourquoi y a carton, là???" "Chuuuuuuut..." Comment ça, chuuuuut? Y a besoin d'entendre quoi, là??? grrrrr). Rongeage d'ongles à ma gauche. Hochement nerveux de jambe à ma droite. Mes copines sont Rogérisées. Score final: 1/0 pour Lens.
Retour à la maison avec tout le monde. Whisky...Blablablabliblibla...whisky...blibliblablibli...Foire à la tourte...Blablablabliblablibla...Dessert...blablablabliblibla... whisky... blablabli... 5h du mat': abandon de 3 garçons et d'une des copines. On est plus que 3... blablablabliblabli... whisky... blablablabliblibla... whisky... le cépéheu, blablablabliblibla... whisky... hips... blablabliblibla... l'économie française... whisky... blablablabliblabli... whisky... philosophie adeubal... blablablilibla... whisky... la religion... blablabli... whisky...
Fin des hostilités il y a deux heures. C'est dimanche, il est 20h09, et là, j'crois qu'il est grand temps d'aller dormir un peu...hips.
20:25 Publié dans Alcool et dépendance | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note
dimanche, 12 mars 2006
Tête-dans-l'cul Attitioude
Prenez 6 personnes âgées respectivement de 24, 25, 26, 30, 32 et 35 ans, qui avaient prévu de ne rien faire ce samedi soir, et de rester tranquillement chacun chez soi, le cul collé sur le canapé, devant la tévé pour les uns, devant l'ordinateur pour les autres. Recevez un, et un seul, appel téléphonique, ce même samedi à 14 heures.
-Faites quoi ce soir?
-Bin rien et vous?
-Bin rien...V'nez manger un ptit truc à la maison, ptite-soirée-calme-et-tranquille tous les 4?
-Mokay-ça-roule...
Commencez la ptite-soirée-calme-et-tranquille chez Copine Rigolote vers 18 heures, en buvant quelques bières fraîches et en papotant sagement, et en oubliant consciencieusement de manger des Curly-qui-absorbent-l'alcool. De papotage en papotage, décalez vous sur le canap' pour faire une ptite place à Meilleur Ami et Copine Opicienne qu'avaient rien prévu non plus pour cause de menace pesante de début de gastro. Lassés de la bière, passez au whisky, en oubliant toujours d'avaler du solide. De fil en aiguille, montez le volume de la musique en même temps que vous augmentez le volume de whisky dans les verres (et donc que vous diminuez celui de coca). Vers 3 heures du matin, trouvez le courage de mettre quelque chose dans le four sous peine de coma éthylique collectif (en l'occurence, une plâtrée de tartiflette faite maison, plus qu'à réchauffer). Une heure et demie, quatre whisky et quinze chansons plus tard, sursautez sur le canapé en vous appercevant que vous avez oublié que vous aviez mis quelque chose dans le four. Foncez dans la cuisine et explosez de rire devant le four parfaitement froid car pas allumé. Oubliez l'idée de la tartiflette et trouvez quelque chose de plus simple ne nécessitant aucune manipulation de gaz (en l'occurence les croissants-tous-frais-de-la-boulangerie-du-dessous). Trouvez dans l'assemblée une personne que vous jugez apte à descendre les 2 étages, à s'exprimer dans un français relativement compréhensible pour le boulanger, à payer la somme demandée et à remonter les 2 étages. Optez pour celui qui tangue le moins (en l'occurence, Meilleur Ami). Un quart d'heure plus tard, partez à la recherche du chargé-de-mission-croissants. Retrouvez le assis à côté d'une flaque de vomi à mi-chemin entre le premier et le deuxième pallier, sans croissants. Rassemblez toutes vos forces pour l'aider à se relever sans qu'il se roule dans ledit vomi et le ramener à l'appartement, et installez le dans les toilettes pour une petite sieste. Trouvez une bonne âme pour vous aider à nettoyer la galette dans les escaliers. Respirez par la bouche pour ne pas sur-galetter. Regagnez l'appartement et constatez que la deuxième bouteille de whisky est morte. Remarquez que vous avez fait pile-poil deux fois le tour du cadran sans dormir et presque sans manger. En voyant les deux premiers endormis-sur-le-canapé-comme-des-loques, félicitez vous d'être encore debout. Partez fouiller dans la cuisine de Copine Rigolote à la recherche de quelque chose à manger, n'importe quoi pourvu que ça soit solide. Optez pour un paquet de Choco BN tout neuf, dont la durée de vie se limitera à sept minutes montre en main. Luttez contre la déshydratation en recommençant à boire des bières avec les autres survivants. Terminez en apothéose par un karaoké. En voyant le jour se lever, décidez qu'il est temps de ragagner le logis. Tentez durant trois quarts d'heure de réveiller Meilleur Ami (chez qui vous dormez), qui ronfle à n'en plus pouvoir, un joli filet de bave à la bouche, sur le joli canapé tout neuf. Marchez en supportant Meilleur Ami endormi (100% poids mort) jusqu'à chez lui. Trouvez encore la force de lui enlever ses chaussures pleines de vomi avant de l'allonger. Laissez vous tomber sur le clic-clac et sombrez.
Cinq heures plus tard, ouvrez les yeux au son de la voix de Meilleur Ami déjà debout au milieu du salon (et donc de votre chambre) en train de fumer sa première clope et de reprendre à capella et avec sa voix de Garou les titres du karaoké de la veille (en l'occurence, "Comme d'habiiiituuuuuuuudeeeeeuuuuhhhhh"). Resistez à la tentation de l'étrangler quand il vous dit que "N'importe-quoi-tu-délires-ma-pôv'-fille, si j'avais vomi, j'm'en rappelerai"
J'adore les ptites-soirées-calmes-et-reposantes.
18:20 Publié dans Alcool et dépendance | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
dimanche, 26 février 2006
Le loto, c'est facile, c'est pas cher, mais ça rapporte que dalle...
C'était sorti comme ça, il y a quelques temps, dans la conversation chaotique d'une fin de soirée bien bien arrosée. "Ptain, on a jamais fait de soirée loto-des-vieux".(Dans ma bande, on aime les soirées à thème et on a soif de sensations nouvelles). Puis c'était parti aux oubliettes, comme 50% des choses qu'on se dit vers les 4-du-mat'. Puis lundi, c'est ressorti des oubliettes, c'était décidé, ce samedi, tous les 13 (c'était sensé nous porter chance...), quoi qu'il advienne, on irait au loto-des-vieux.
Meilleur Ami, qui est le seul à avoir déjà "pratiqué", s'occupe de l'organisation: à 18h, apéro pré-loto, qu'on avait prévu de faire calme, histoire qu'il y ait pas un choc des cultures trop violent quand on arrive (mais c'est bien connu, ça se passe jamais comme prévu...). A 20h45, départ, la tête qui tourne, le coeur en fête (plus grâce au whisky qu'à la perspective du loto...), pour la salle des fêtes. 237 personnes, moyenne d'âge de 60 ans, à jeûn. Plus nous 13, moyenne d'âge de 30 ans, beaucoup moins à jeûn. Première étape: acheter des cartons. Et là, c'est la folie. Ambiance cumulée de la mêlée de rugby et du premier jour des soldes chez Damart: les mémés, elles choisissent LEURS cartons, avec LEURS chiffres fétiches, et t'as plutôt pas interêt à toucher ceux qu'elles convoitent, sous peine de te prendre un bon coup de canne ou de sac à main. Au bout d'un bon quart d'heure de baston, on a tous nos ptits cartons, et on s'installe enfin à la table stratégique que Meilleur Ami nous a réservée: à côté du radiateur, pas trop loin des vécés mais pas trop près non plus, et surtout, à proximité de la buvette. Les ptites-pâtes-en-forme-de-fleurs qui nous serviront à marquer les numéros sont en place.(fin nous, on joue avec des pâtes, mais les pros, les vrais, les ceux qui viennent avec la remorque ("au cas on gagne une machine à laver "), y jouent pas avec des pâtes, eux, nan, y jouent avec des ptits jetons magnétiques EXPRES, qu'ils ramassent d'un coup d'aimant pendant que nous on galère parce que nos pâtes-en-forme-de-fleurs, elles roulent partout).Encore un détail à regler: aller chercher 2-3 tournées d'avance, parce que, il faut le savoir, le loto, c'est une religion, y a des règles à respecter, hors de question d'aller faire pipi ou d'aller chercher une canette en plein milieu d 'une partie.
Et enfin, petite clochette qui tinte, silence micro dans la salle, yeux rivés sur les cartons, première boule, deuxième boule, troisième boule, quarante cinquième boule...
5 heures de loto. 13 tournées de bière (et seulement 3 pauses pipi-clope...). 237 vieux outrés par la collec' de canettes sur notre table. 50% des pâtes-en-forme-de-fleurs disparues (bataille de nouilles). 2 fausses joies. 0 cadeau. 2 bouteilles de whisky pour noyer notre chagrin. 1 vomi (pas de moi). 1 foulure du pied (Copine Rigolote bourrée>rigole, rigole>escaliers>pas vus>roulé-boulé>cheville violette). Coucher 8-du-mat'.
Dois-ja avoir peur? Copine Opticienne a lancé, comme ça, l'air de rien, sur les coups de 3h, un "Ptain on a jamais fait de thé dansant"...
18:20 Publié dans Alcool et dépendance | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
jeudi, 16 février 2006
Bière+karaoké=timing niqué
Copain poissonnier passé en coup de vent, mercredi, 15h: "J'reste pas longtemps,j'ai carrément pas l'temps..." Première bière. Blablabla...blablabla. Deuxième bière...blablabla...blablabla...Et si on allait sur Internet? blablabla...clicclicclic...blabla...clic...Troisième, puis quatrième bière...blablablablabla Singstar blablabla karaoké? Copain poissonnier, mercredi, 17h: "Bon allez, une dernière clope, et j'décolle!" lalalalala...lalalala...premier whisky...lalalilililila...lalaliiiiiiiiilaaaaaaaaalaaaaaaaaa....deuxième whisky...blablablabla...filmer avec ton téléphone? lalalalalilalalalilalalailèèèèèèèèèreuh...Copain poissonnier, mercredi, 20h: " bon allez, cette fois j'y vais ptain-t'as-vu-l'heure!"blablablablablablblabla...blabla...21h02: 1er départ de Copain poissonnier. 21h06: Deuxième départ de Copain Poissonnier (bourré>téléphone>oublié>table basse>obligé-de-revenir-fé-chier)...
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lundi, 06 février 2006
Nous, on fait tourner l'économie française (et on finira obèses si on meurt pas d'une cyrhose...)
Ce week-end, une fois de plus, Monsieur et moi avons reçu des pleinpleins amis (le probème, c'est que beaucoup de nos amis n'habitent pas la porte à côté. Pas très loin, certes, mais trop loin quand même pour repartir après un repas, personne n'étant volontaire pour être capitaine de soirée (étonnant). Il est donc relativement fréquent qu'on se retrouve à 4 ou 5 ou 6 ou 7 (une fois on a tenté 8, mais dans un F3, c'est un peu balaise!) pour le week-end, que mon appartement grouille de vie, de bruit, de discussions animées, de rires gras et de chansons massacrées (amis du karaoké, bonjour).
Ce week-end, donc, nous étions 6, et au menu, raclette et pierrade. Et si je fais un rapide bilan, voilà ce que 6 personnes sont capables de consommer en 19 heures (début des hostilités: samedi 18h, départ des copains: dimanche 18h, moins les 5 heures de sommeil)
Liquide: 17 Heinecken, 4 Kriek, 1 bouteille de JB (et les 3 bouteilles de Coca qui vont avec), 1 bouteille de Muscat (bue entièrement par Copine Opticienne), 3 bouteilles de Bordeaux,1 bouteille de blanc, 2 bouteilles de Champagne (on avait pas encore fêté mon anniversaire), 3 bouteilles d'eau (à mon avis, y en a qui ont utuilisé de l'eau en bouteille pour rincer leurs verres, je vois pas d'autre explication), 1 litre de jus d'orange, 1 litre de lait et 2 paquets de café Tassimo-ça-coûte-la-peau-du-cul (ça c'est le dimanche),
Solide: 2 paquets de knacki-ball-c'est-bon-d'avoir-les-boules, 2 paquets d'apéricubes, 2 paquets de twinuts, 1 saucisson, 2 barquettes de tomates cerises, 1kg700 de fromage à raclette, 1kg200 de charcuterie, 1kg500 de patates, 1kg200 de viande, 1 gâteau à la mousse de poire prévu pour 8 personnes,1 boîte de Toblerone (en jouant au karaoké, on avait encore un peu faim), 3 baguettes et 7 croissants (le dimanche, pour tremper dans le Tassimo-ça-coûte-la-peau-du-cul)
Bonus: 9 paquets de cigarette (pour avoir la même voix que Garou au karaoké), 1 tube d'efferalgan (fait beaucoup moins les malins le dimanche!), 4 rouleaux de PQ (!),1 rouleau de sopalin (accident de whisky, puis accident de champagne), 4 verres (débarassé>plateau>bourrée>dérapé>paf-les-verres ) et un flacon de Tahiti-contient-du-paradis à la noix de coco (même les mecs se sont lavés avec MON gel douche qui fait la peau douce).
Bilan: lundi matin, réveil 5h, ça craint du boudin...
18:00 Publié dans Alcool et dépendance | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note



