vendredi, 10 août 2007
Des hommes, des femmes, des bêtes et de l'accordéon
Ayé les gens, j'pense que vous en avez ras le bol de la photo de mon chat (même moi, j'ose plus venir tellement ça saoûle, ce manque d'activité), donc j'me décide, la voila, toute belle, toute neuve, toute fraiche: la note de la rentrée. Bon, le retour au boulot ne s'est pas fait sans difficulté, je ne vous le cache pas, les matins sont chô-cacao, mon corps est légèrement pas d'accord pour passer a la position verticale, mes yeux refusent de s'ouvrir (c'est COLLE), mon cerveau avait pris l'habitude de se mettre en marche a midi (et encore, juste ce qu'il faut pour pas tremper mes tartines dans le cendrier...), donc là, le retour au rythme "il est 5 heures, Paris s'éveille, il est 5 heures et faudrait que tu fasses pareil" (ouais, vous pouvez le chanter, ça colle avec la version originale), c'est un peu balaise, mais c'est l'jeu. Ce qui me rassure, c'est que je suis pas la seule à avoir l'air d'en chier, puisque je rapelle, je vais travailler en train. Or, le train, le matin, il est blindé de gens qui, comme moi, sont pas encore SUPER SUPER réveillés. Déjà, ça commence sur le quai de la gare, ou tout le monde, oui, tout le monde tire la gueule, à croire y a une épidémie de constipation, que tu peux toujours essayer de décrocher un sourire a quelqu'un, tu peux te le mettre au cul (comprends pas, moi, dans les pubs pour la hèssènecéhèffe, sont tous pomepidop, zont la frite, la patate, sont tous bronzés et heureux de vivre. On nous aurait menti?). En même temps, par chez moi, on sait même plus ce que ça veut dire, l'été. Y pleut, y pleut, y repleut, et quand ça s'arrête, c'est juste pour que ça vente un peu plus (moi j'ai abandonné les séances de coiffage mit gel, laque, mousse et brushing de la mort qui tue, tfasson chuis quand même coiffée comme un cul de jument quand j'arrive au boulot), donc je peux comprendre que tout le monde soit démotivé. Sauf que moi, la gare, ça m'éclate. D'abors parce que je mets mon hèmepétroi dans mes oreilles, et j'écoute de l'accordéon (et j'assume complètement, hein. Tention, j'écoute pas du bal musette, hein, j'écoute des chouettes trucs repris à l'accordéon (mais pas que, y a aussi d'autres instruments, c'est pas la compil d'Yvette Horner). Je pourrai mettre un extrait, mais chuis une grosse flemmarde, donc je vous laisse juste imaginer, hein), et ça me met la frite. Ensuite parce que comme j'arrive la PREMIERE sur le quai le matin (soit 35 minutes avant le train, alors que j'habite a 3 minutes de la gare, on est jamais trop prudent), je vois arriver tout le monde, tous les matins dans le même ordre, tous les matins avec la même tête de cul (avec un bonus le lundi matin, y en a t'as l'impression qu'ils sont venus juste pour se jeter sous le train), tous les matins je vois les ptits groupes qui se forment, tous les matins j'me fends la gueule en voyant arriver Blondie et Blondie, deux ptites blondes que c'est OBLIGE, elles doivent se téléphoner le matin ou se mettre d'accord la veille, elles arrivent habillées pareilles (au passage, ce matin, elles étaient toutes les deux en noir de la tête aux pieds, toutes les deux en sacamain rose-bonbon-moisi et toutes les deux en pompes à talons BLANCHES. Pour moi, mettre des pompes blanches quand t'es tout en noir, c'est une faute de goût. Il semblerait en fait que ce soit la MODE. (en même temps, la gare le matin, ça vaut largement un défilé de Jean Paul Gaultier, hein, tous les mecs sont tout mignons, tout bien coiffés (avec des ptits pics sur la tête et du gel qui, sur eux, tient NIKEL, faudra m'expliquer), tous en costar, y en a pour tous les goûts, du clair, du foncé, du avec cravate, du sans cravate, du avec pochette, du sans pochette, dans la couleur que tu veux (y en a même un qui vient tous les jours avec un truc rose, quand c'est pas la chemise, c'est la cravate, quand c'est pas la cravate, c'est le ptit pull savament noué autour du cou...j'attends le jour ou il va nous tenter le total-pink avec impatience...) Je ne parle même pas des demoiselles, que tu croirais que c'est un concours de talon, c'est moi qu'a les plus grands, heu, nananananère heu, de bijoux-qui-brillent-mais-que-ça-se-voit-que-c'est-du-toc, c'est moi qu'en a le plus, heu, nananananère euh, de maquillage (y en a même une qui se maquille dans le train tous les matins (fin je pense, moi j'ai déja assisté 4 matins à son ripolinage quotidien, c'est quelque chose, hein,entre la couche d'enduit, la sous-couche, la première couche, la deuxième couche, le noir aux yeux première couche, le crayon, le noir aux yeux deuxième couche et les finitions, ça l'occupe pendant les 20 minutes qui me séparent de mon point d'arrivée). Pis au milieu de tous ces gens fort bien aprêtés, bin y a moi vierge de bijoux et fort à l'aise dans mes baskets, et un ptit jeune homme qui OSE, rendez vous compte, porter des djines. Un jour on va croire qu'on est de la maintenance des trains, hein, avec nos dégaines. PAR CONTRE, là ou c'est jubilatoire, c'est que je reprends le train TARD le soir, et que je les revois a ce moment là, nos ptits minets du matin, la cravate en berne, le chveu revenu à l'état sauvage (y a une justice), la chemise froissée qui dépasse du froc, les pompes crades de pluie et l'oeil fatigué. Je les revois, les minettes du matin, avec leur brushing qui frisouille (la pluie et le brushing sont pas copains, toujours), le maquillage qui se fait la malle, le bas filé et le super mal de pieds, concours d'ampoules, c'est moi qu'a les plus grosses, heu, nananananère, heu. Et je fais quoi? Bin je rigole, parce que j'ai la même tête que le matin, moi, et que j'ai toujours l'accordéon dans les oreilles, et que j'ai super pas mal aux pieds dans mes moelleuses baskets.
Possecrinetome: J'viens de trouver un truc trop l'éclate: dans le train, je squatte avec un ptit groupe, et je mets mes écouteurs dans mes oreilles, et je fais style de regarder dehors, l'air de rien. Et je mets pas la musique, et je les écoute jacasser allègrement, style "je vous entends pas, lalalalalala". Y a du culte, hein. (d'ailleurs pour avoir testé les deux, je préfère DE LOIN les groupes de mecs, qui, le matin, se racontent leur chasse miraculeuse de la veille (je sais qui a niqué qui, et quand, et comment c'était, trop passionnant) aux groupes de filles qui ont TROP DES PROBLEMES (hier, groupe de 3 filles, 20 minutes de trajet, 15 minutes de débat sur la cellulite incrustée et le régime magique de chaipaquoi. J'ai craqué, j'ai allumé mon mp3 en vrai. Accordéon Power Forever)
Possecrinetome 2: Après tous ces hommes et ces femmes, je croise dans l'ordre: les pigeons de la gare, que je me marre en les voyant marcher parce que j'ai toujours la pub pour la 206 qui me vient en tête, avec la musique orientale et le ptit mouvement de tête. Puis je passe sur un pont et je croise une vingtaine de cygnes (qui doivent bien se cailler le fion dans l'eau a 10 degrès). Puis je passe devant le jardin botanique et je fais gaffe de pas écraser les limaces qui squattent mon trottoir. Puis je passe devant Pumbaa, une statue de sanglier que je sais pas trop ce qu'elle fout là, mais j'lui dis bonjour le matin et tchô-à-demain le soir, c'est la tradition. Puis je passe dans un parc et je vois des oiseaux, plein, et je prie pour qu'ils aient pas la gastro. Puis j'arrive à mon boulot, et je retrouve des bestiaux. Trop de faune et de flore, dans mes matins!!
23:28 Publié dans La vie est un songe | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
mercredi, 25 juillet 2007
Si Caradok savait parler...
Y vous dirait sûrement qu'il vient de paser les pires vacances de sa vie. D'abord, il s'est pris son premier rateau. Et un beau, hein. J'explique: depuis quelques mois, pendant que le chérichéri et moi même on squatte le canapé devant une connerie quelconque à la télé (on regarde "l'amour est dans le pré", et on se moque. C'est mal.) à cliquer de site en site en site (chuis étonnée qu'on se soit pas encore fritté, bientôt faudra qu'on prenne des tickets pour savoir QUI tapote sur le pécé), Cara, lui, fait sa vie dans la cuisine. Fin quand je dis qu'il fait sa vie, il fait surtout beaucoup de bruit (on peut pas dire qu'il miaule vraiment. Ce chat ne SAIT pas miauler, y fait juste des éspèces de gargarismes bizarres qui, même en chat, ne veulent sûrement rien dire). Moi ça m'inquiète pas plus que ça, mais depuis quelques temps, le chérichéri tente de percer le mystère du "mais après quoi y miaule, bordel" (ça veut dire qu'il ESSAYE d'arriver dans la cuisine sans faire de bruit et de le surprendre. Pour ça, faudrait qu'il se lève discretos du canap' et qu'il traverse tout le couloir en vieux-parquet-grinçant sans faire de bruit... En vrai, il s'est même pas encore levé du canap' que Cara le voit venir et s'arrête net. Sauf que l'autre soir, tard, très tard, après quelques beaucoup de ouiskis, j'entends le chérichéri qui m'apelle discrètement (enfin aussi discrètement que possible étant donnée la quantité de ouiski). Je file dans la cuisine, et qu'est ce que je vois pas??? Mon moitié a quattres pattes, le cul à l'interieur de la cuisine, la tête passée par la porte fenêtre du balcon, en train de discuter avec une mignone petite chatte blanche (enfin on croyait. En fait, c'est une pétasse, zallez voir) (oui, le chéri bourré, y parle le chat. Hem.). C'était donc ça. Cara et la mignonne-chatte-blanche-pétasse sont amoureux. Bon, on a décidé que ayé, c'était un grand garçon métnant, et qu' il était temps pour lui de profiter ENFIN du fait que je lui ai pas fait couper les roulettes. Donc on a fait entrer la mignonne-...-pétasse. Même pas je vous explique comment c'était la fête dans ma cuisine, entre la dmoiselle qui reniflait dans tous les coins, Cara qui savait plus ou donner de la tête (et du reste), le chérichéri en train de s'enflammer, "azyyy Cara, foooonce, t'es un homme ou bien???", et moi complètement submergée par l'émotion, "rooo mais quand même, il est jeune, hein...pis si y décide de se barrer avec elle et d'abandonner sa pauvre mère, ronan, mon bébééééééé..." (ouais, y a de l'ambiance, hein, in my kitchen!!). Bon, finalement, Cara a décidé de prendre les choses en main, il a commencé à entreprendre la ptite pétasse à grelot, mais rien a faire, cette Marie-sainte-Nitouche a rien voulu savoir. J'ai dû me retenir d'éclater de rire quand le chérichéri m'a chuchotté "attends, on va éteindre la lumière, on sait jamais..." (limite il leur aurait mis des slows, hein...), et bin même la lumière éteinte, rien à faire. PIRE, la ptite pétasse à grelot, elle a craché sur mon chat. J'l'ai chopé par son moche collier à grelots de merde, et je l'ai jetée dehors, nan mais, t'as qu'à dire qu'il est pas assez bien pour toi, aussi. Ala. Depuis, on guette le balcon, desfois qu'elle ait changé d'avis. Et Cara est depressif.
Parce que oui, juste après le rateau, on est partis avec mon moitié, donc on l'a laissé seul 3 jours, histoire qu'il se remette de sa deception. Puis à notre retour, re-départ, mais avec lui, cette fois. Tout il était bien prévu, le sac-a-chat prêt pour le voyage, les croquettes dans la valoche, impec. Sauf que le paramètre que j'avais pas pris en compte, c'est que le sac-a-chat (un sac trop la classe avec une bandouillère et plein de poches pour ranger les joujous...NAN JE SUIS PAS GAGA DE MON CHAT, c'est bon, hein), donc je disais, le sac-a-chat, je l'avais acheté quand Cara avait 1 mois. Et qu'il était PETIT et SVELTE. Il a fallu jouer au Tétris avec ses pattes, sa tête, sa queue, quand y avait presque tout dedans, PAF, y avait un bout qui resortait, bonjour le binz:
Donc Cara sait desormais EXACTEMENT ce que veut dire "avoir la tête dans le cul". Nous voilà partis, bagnole chargée au taquet, évidemment un jour ou y fait supertrochaud...et là PAF, à une demi-heure de l'arrivée, mmmmmm...mais qu'est ce que c'est que cette odeur?? Bin tu penses, monsieur nous a fait un pipi ATOMIQUE dans la voiture (au top, y devait faire 30 degrès, histoire d'amplifier un peu, hein). Donc hop, les vacances ont commencé par une douche (parce que oui, vu qu'il était LEGEREMENT coincé dans son sac, y s'est roulé dedans, le crado). Ensuite, pendant que nous, heureux bipèdes, on profitait du soleil, des barbekiou, de la terrasse et de l'apéro avec Petite Soeur et Ptibôfrère, lui il s'est retrouvé enfermé dans une pièce vide de meubles, vide de coussins, vide de télé, vide de musique, qu'il a du partager avec Charly, le chat de Petite Soeur, fraîchement arrivé de Nice (Maman Jolie a dit, je cite: "Franchement, hein, je préfèrerai que vous ameniez vos gosses, au lieu d'amener vos chats!!!" (message subliminal qui veut dire "bon, les jeunes, c'est pas que j'veux vous presser, mais faudrait ptêt voir à faire des mômes, un peu, hein"). Et paf, nouveau choc pour Cara, 4 jours avec un inconnu. Là encore, le chérichéri l'a briefé avant, "tu te laisses pas faire, hein!! Si y cherche, t' ATTAQUES!! Tu l'exploses!! Tu lui montres qui c'est qu'a des couilles, hein!!" (ouais, Ptite Soeur, elle a opté pour le coupage de roulettes. Du coup son chat a des grandes oreilles. (nan, y a sûrement aucun rapport, mais ptin, vous verriez, il a quand même des bêtes d'oreilles!!)). Le retour de vacances a été un peu moins chaotique (et moins odorant...), on s'était dit "coool, y va être trop content de retrouver la maison" Et bin paf, j'te l'donne en mille Emile, il est blindé de puces, ma baraque est infestée, ça fait trois jours que je baygonne comme une bête, et que lui il se gratte comme un malade. J'ai appelé Maman Jolie, qui certifie sur parole que les puces ne viennent pas de chez elle, elle a TOUT verifié. Donc j'en déduis que la ptite pétasse à grelots, non seulement il a pas pu la sauter, mais en plus elle lui a filé des bêtes. L'infâme salope.
16:03 Publié dans La vie est un songe | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
mardi, 03 juillet 2007
Voila, voila... j'arriiiiiiiiiive...
Rangez les chars (Pop9, c'est quoi cette manie à la fin???), laissez mon chat tranquille (il y est pour rien, pôv' bête), cessez les manifs, je suis re-là.
Alors du coup, y a de la matière, hein, donc comme d'hab', je chapitre, ça sera (peut-être) plus clair pour vous, et certainement plus facile pour moi...
Chapitre 1: la poisse
Alors comme prévu, ça ne s'est PAS arrêté en juin, hein, fallait pas rêver. D'abord, donc, j'ai appris que j'étais mutée un ptit peu plus loin que là ou j'étais, donc IMPOSSIBLE de continuer à prendre le bus, mais aussi TOUJOURS IMPOSIBLE de prendre la voiture (j'ai fait une tentative, mes amis, je demande une mini-ola. J'ai pris mon courage à deux mains, et j'ai décidé d'aller chez le chérichéri TOUTE SEULE, sans Momone qui est toujours en soins intensifs (elle gît, le boîtier ouvert, le fusible au vent, sur le bureau de Papa Gentil, en attente d'une greffe de composant). Avant de partir, j'avais déjà maloventre. Quand j'me suis assise dans la voiture, y a fallu que je serre les fesses, parce que j'ai pas les moyens de changer les sièges. Quand j'ai tourné la clé, j'me suis sentie défaillir. Au final, j'ai parcouru les 17 kilomètres qui me séparaient de mon moitié en un temps record de 52 minutes (sachant que c'est 17 kilomètres, avec une majorité d'autoroute, je dis bravo) Au passage, j'ai visité les deux villages voisins, dont un qui n'avait, accrochez-vous à vos slips, PAS DE SORTIE, je suis passée environ 30 fois devant le panneau d'entrée en agglomération, et zéro fois devant le panneau de sortie, un truc de malade. Au final, je suis arrivée A PEINE enervée, et j'ai laissé ma voiture dans le susnommé village, ou elle coule des jours heureux sur le parking du chérichéri, en attente d'une prochaine opération commando. Donc nan, définitivement NAN, je n'irai pas travailler en voiture (si c'est pour arriver à la fermeture, ça va vite me saôuler). Seule échappatoire, le train, merci la hèssènecéhèffe, y en a toutes les demi-heure, donc ça colle. Sauf que. Sauf que jeudi dernier, trop contente, je sors du boulot à 16 heures, ça veut dire que je peux espérer être chez moi TÔT, c'est pas tous les jours, donc je trace vers la gare, le nez au vent pluvieux, et j'arrive bien en avance, à peine mouillée, pour découvrir que mon train aura un retard non determiné, de même que les 8 trains suivants, si c'est pas merveilleux. Je chope un ptit monsieur en tenue hèssènecéhèffe, pour lui demander "c'est quoi ce merdier, je veux rentrer dans ma maison", et il me répond le plus sérieusement du monde que mon train vient de taper non pas une, non pas deux, non pas trois mais QUATRE vaches, oui msieurs-dames, un strike de vaches, et que donc pour le moment, y a de la barbaque partout, faut attendre ma ptite dame. DEUX HEURES d'attente, je sais pas QUI a viré les vachettes de la voie, mais ils ont du s'appliquer, ptêt des gens de chez Charal qu'en ont profité pour faire des steaks, va savoir. Bon, hormis ce petit incident, le train, ça le fait, pis au moins je suis sûre d'arriver au bon endroit, hein (quoi que j'ai une fâcheuse tendance a m'endormir, et que si je rate ma gare, j'arrive au Luxembourg, hem)
Chapitre 2: la vie avec le chérichéri
Bon, j'avais un peu peur que la mutation vienne perturber notre organisation trop nickel du matin, mais ça va, on est passé de " Levage-lavage-préparage du ptidèj-réveillage du chérichéri-rangeage du ptidèj pendant douche du chérichéri-décollage-déposage à mon boulot-filage au boulot du chérichéri" à " Levage-lavage-préparage du ptidèj -réveillage du chérichéri-rangeage du ptidèj pendant douche du chérichéri-décollage-déposage à la gare -filage au boulot du chérichéri" , donc pas de perturbations de ce côté là. Le soir, c'est moins simple, parce que forcément, je rentre plus tard, donc on est obligés de faire des soirées sans, et c'est même pas drôle (alors oui, ces soirs là, je pourrai éventuellement bloguer, mais nan, parce que pendant que je suis pas là, bin Cara y fout RIEN, ni le ménage, ni le linge, ni la vaisselle, que dalle, donc je suis devenue une Desperate Houswife en mode nocturne, chuis pas sûre que la machine à laver et l'aspirateur à 22 heures, ça fasse tripper les voisins, mais en même temps, eux ils jouent de la musique à minuit, et j'leur dis rien, alors hein.)
Chapitre 3: le nuage
Après quelques perturbations minimes dûes essentiellement au fait que je suis une grosse relou jalouse et psychopathe-de-la-ptite-stagiaire-mignonne (il me le dit, en plus, le gros malin), y vole, y vole, rien a signaler, l'altitude se maintient, cap vers le 8ème ciel, temps dégagé droit devant, soleil au beau fixe (c'est une image, hein, parce que pour le moment chez nous, ça pleut dru) , en plus voilà les vacances, donc que du bonheur en perspective...
Chapitre 4: le programme des vacances
Alors faut que dans mes 4 semaines (moins 2 jours, déjà...) , j'arrive à caser
- quelques jours chez Maman Jolie, comme tous les ans, sauf qu'en plus, cette fois, y aura la Ptite Soeur, pas vue depuis Noël, ça sent les soirées mort-de-rire bien arrosées...d'la boulette ^^
- au minimum, un week-end avec la sioupeur copine de la laïfe, avec vodka et papotage intensif, il va sans dire...d'la boulette ^^
- des soirées avec tous les keupins que pas le temps de voir en temps normal, it's now or never...d'la boulette ^^
- quelques jours chez la sioupeur copine de la laïfe du chérichéri, avec mission "on bouge les meubles, on en remet, même que on en fabrique, tiens."...d'la boulette ^^
- la même mission, mais chez moi, dans cette putain de pièce qui ne sert à RIEN depuis un an, si ce n'est à entreposer des trucs (en gros j'ai un placard de 10 mètres carrés, trop utile) (bon, ça, pas d'la boulette, mais ça fait un an que j'dis "faut faire quéchose", donc là, on y va, hein)
- du ménage intensif, histoire que je vois à nouveau à travers mes carreaux, que j'ai plus deux corbeilles de linge de retard, toussa toussa...(pas d'la boulette non plus, mais j'en ai marre qu'y fasse nuit chez moi...)
- du bloggage, parce que là, j'ai en gros un mois de retard (zavez noté, hein, c'est quand même par ça que j'ai commencé, la vie est une question de priorités...pis bon, ça, je peux le faire en slaïp depuis mon canap', ça aide...)
Mais pour l'instant, le prochain objectif, c'est vendredi soir...enfin, on y arrive...à nous les RED HOT !!!
15:10 Publié dans La vie est un songe | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
mardi, 22 mai 2007
Le joli mois de mai...and my ballocks on your nose, ouais! **
Bon, ayé, la dame a fini son coup de calgon decidé de s'y remettre. Et d'arrêter de parler d'elle à la troisième personne, ça fait un peu Alain Delon, quand même. Bon, d'abord, merci aux gens qui m'ont envoyé des mails de soutien ( c'est SUPER gentil, mais TOUT VA BIEN, je ne nécessite pas de soutien particulier (ah si, si y a quelqu'un qu'à 10.000 boules en trop, je prends, jvais vous raconter tusuite pourquoi), merci à ceux qui m'ont envoyé des mails de "chuis en panique, késki spasse, késki spasse", c'est SUPER gentil, mais faut pas céder à la panaïque, TOUT VA BIEN, merci à ceux qui m'ont envoyé des mails de "si tu veux parler, j'te file mon adresse MSN", c'est SUPER gentil, mais TOUT VA BIEN, et alors pas merci à ceux qui m'ont envoyé des mails pour me traiter, que "nan mais vazy arrête de faire ta star", que "ouah l'autre comme elle fait sa feignasse" que "putain c 'est plus une pause c'est une année sabbatique " (feuque, hein). Tout va bien, donc, ou presque. Quand je vous ai lâchement abandonnés, on en était restés à mes soucis de machine à laver, soucis magnifiquement reglés par la main habile du chérichéri, qu'il a débarqué avec sa caisse à outils de Super Mario (mais SANS la salopette, trop déçue, moi qui RÊVE de passer une nuit torride avec un plombier) et que donc après moult vissages, dévissages, écopages, "t'as pas une lampedepoch' on voit que dalle", "bin nan tu penses", revissage du bouchon de merde, que POURQUOI, si c'est sensé pouvoir sauver la vie de la machine, POURQUOI c'est complètement INACCESSIBLE, j'te le demande,et après extraction de la chaussette coupable qui empêchait la flotte de sortir, ça remarche, et c'est reparti pour 5 ans (ouais, j'ai decidé d'être optimiste). Depuis, force est de constater que le moi de mai, c'est pas forcément celui ou on fait ce qui nous plait, puisque là, on est le 22, et j'ai déjà eu droit dans le désordre à:
- ma voiture de merde qui veut plus démarrer, comment ça elle a pu de batterie, on s'en sert JAMAIS, ça devrait dégueuler d'énergie là-dedans, bin y parait que nan, si tu la fais pas rouler, elle se rebelle et un beau jour, LE jour ou t'as décidé que c'était le moment pour sa ptite ballade du mois (c'est à dire le jour ou on va manger chez Papa Gentil, histoire de lui faire croire qu'on s'en sert un minimum, que le jour ou y va regarder le compteur, y va me déboîter, l'a pas encore changé de centaine depuis le mois de novembre, GRANDE IDEE d'investir là-dedans, j'vous le dis), et bin tu l'as dans l'cul lulu, elle veut plus rien savoir. Donc faut que soit je trouve une bonne âme qui a des pinces, histoire de lui remettre un coup de jus (sachant que là ou elle est stationnée, ça va être TROP simple, une rue à une voie, que donc je sais pas ou on va mettre la voiture-donneuse-d'energie, mais c'est pas gagné), soit je rachète une batterie (mais là tusuite, ça va pas être possible, zallez comprendre), soit je creuse le plancher et je monte un pédalier, ce qui aurait le triple avantage d'être écologique, économique et de me faire faire du sport-de-cuisses. Ou alors, carrément, j'm'achète un ptit vélo, je serai moins emmerdé pour me garer, pis au moins le vélo, y tombe pas en panne.
- j'ai été malade, une maladie fulgurante qui a duré UN jour, si c'est pas merveilleux. 7 heures du matin, tout allait bien, 8 heures, moyen moyen, 9 heures, j'ai commencé à en chier, 10 heures, j'étais chez le medecin, 11 heures, je chialais devant les toualettes du deucteur pour que la mort vienne me chercher avec sa ptite serpette tellement ça faisait mal, MIDI, le deucteur m'a reçu, taté, pris la tension, trop bas, trop bas, rentre dans ta maison et prends les médocs et dors, le temps d'une soirée papotage avec elle a propos de la qualité des ptits nuages de bonheur, un pti pionçage et le lendemain j'étais presque neuve. Truc de ouf.
- j'ai loupé au bas mot 15 jours de courrier avant de me rendre compte que sur ma boîte aux lettres, y avait plus mon nom, c'est ballot, donc sont passés à la trappe tout un tas de trucs à peine importants genre factures Heudéhèffe, factures Orange, loyer, relevés de compte, peut-être même des lettres d'admirateurs (optimisme, on a dit), on sait pas. J'ai remis mon nom, j'attends...
- j'ai pas loupé, mais j'aurai préféré, le coup de fil massacreur de mon banquier massacreur, qui m'a demandé d'un air massacreur "mais enfin madmoiselle, qu'est ce qui se passe, QU'EST CE QUI SE PASSE???", au début j'me suis dit merde, lui aussi il est en panaïque parce que je bloggue plus, mais nan, que dalle, lui il est en panaïque par rapport à mon compte en banque, donc voilà, pan dans mes dents, à force de mener la grande vie (j'achète des nouilles Lustucru, rendez vous compte) je viens de souscrire mon premier crédit, que j'ai comme la nette sensation de m'être UN PEU fait entuber, m'enfin en même temps, j'ai pas de bifftons planqués dans le matelas de mon cliclac, donc pas vraiment le choix. Et je pensais pas que sous son ptit nom gentil, le crédit, ça fasse aussi malocu.
- le hèfebihaille me renvoie en opération commando demain, après-demain, et aussi après-après-demain, dans un village hideux au nom hideux que j'ai super pas envie d'y aller, mais que [voir paragraphe précédent] c'est pas vraiment le moment de faire du zèle et de se faire virer hein.
Heureusement, mon SOLIDE et néanmoins MAGNIFIQUE nuage de bonheur vole toujours (eu mirèkeule, moi si ma gonzesse était à pieds, malade, ruinée et en plus pas là, j'pense qu'y aurait des perturbations. Mais là nan, pour l'instant, ça vole toujours, ciel dégagé, point d'orage, météo clémente...pourvu que ça dure!)
**C'était pour ma dire "mon cul, ouais!" dans le titre. Pour ceux qui parlent pas anglais, ça veut dire en gros "mes couilles sur ton nez", magnifique image s'il en est.
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vendredi, 06 avril 2007
Quoi que je fasse, ou que je sois, rien ne t'efface, je pense a toi...( c 'est pas de moi, hein, vous aurez bien sûr reconnu ce grand philosophe contemporain qu'est Jean Jaaaaques Goldman), note triste et pleine de desespoir, bin oui.
Oui, quoi que je fasse, ou que je sois, à chaque minute, chaque jour, chaque nuit, dans un petit coin de ma tête, je pense à toi.
A notre rencontre, que tellement ça fait longtemps, j'ai l'impression de t'avoit toujours connu, un peu comme un ami de la famille, je me souviens de toi à l'époque ou j'étais petite fille, ou tu étais toi aussi si jeune, à cette époque ou j'ai senti papillonner mon ventre pour la première fois, premières émotions, premières pensées impures...
Quoi que je fasse, ou que je sois...
A toutes ces années passées à tes côtés, ces années ou tu étais toujours là quand il le fallait, pile au bon moment, et ou tu me réconfortais mieux que quiconque. Aux moments partagés, l'été, sur la plage, entre deux baignades et une partie de raquette, que moi j'aime pas les raquettes sur la plage, que quand tu cours en bikini, t'as le gras qui gigote, c'est la loose. Aux moment partagés l'hiver, aussi, après les ballades dans la neige qui font le pif tout rouge, emmitoufflée dans un gros pull en laine, autour d'un chocolat chaud que aïe-putaaain-ça-brûûûûle mais ça fait trop du bien dans le dedans.
Quoi que je fasse, ou que je sois...
A ces tête a tête au petit déjeûner, le dimanche, surtout le dimanche, parce que le dimanche, on a le temps, les yeux encore pleins de sommeil, le pyjamage encore chaud de la nuit, la douceur de la maison et le bonheur de commencer la journée la tête dans le cul, mais avec toi.
Quoi que je fasse, ou que je sois...
A tous ces chagrins que tu as consolés, pas très bavard, mais toujours là. A toutes ces choses que tu m'as aidé à endurer, au réconfort que tu m'as apporté, au plaisir aussi que tu m'as donné, le plaisir de te sentir, de te toucher, à ton odeur chaude et sucrée, à ton goût sur ma bouche, à l'hystérie des sens, pour la toute première fois...
Quoi que je fasse, ou que je sois...
A toutes ces fêtes partagées avec nos amis, ces anniversaires, ces Noëls ou je t'ai trouvé si beau dans tes habits de lumière, que ça faisait des paillettes dans mes yeux quand je te regardais qu'à côté le sapin qui clignottait à tout va, c'était de la daube, qu'elle a dit, ma mère...
Quoi que je fasse, ou que je sois...
Au plaisir de retrouver ta douceur, le soir, après une journée pourrite, après la méchanceté des gens, après l'agressivité du monde, après les galères du quotidien, dans la chaleur du foyer, dans le calme du salon, juste toi, moi et un peu de musique...
Quoi que je fasse, ou que je sois...
A toutes ces fois ou on s'est séparés, parfois quelques jours, parfois plus longtemps, toujours dans la violence, pour mieux se retrouver, parfois juste pour un soir, en souvenir du bon vieux temps, parfois en se disant que vivre sans toi, c'est pas possible, toi et moi, "c'est pour la vie", qu'on avait dit.
Quoi que je fasse, ou que je sois...
A la déchirure quand le verdict est tombé, quand le médecin a dit "Il va falloir se faire à l'idée. Il va falloir renoncer. Il va falloir apprendre à vivre sans". Au temps qu'il m'a fallu pour accepter l'idée, puis le vide, le manque, le néant.
Quoi que je fasse, ou que je sois...
A tous ceux qui se sont succédé dans ma vie, pauvres Ersatz de toi, ceux que j'ai cru aimer, ceux que j'ai fait semblant d'aimer aussi, à force d'y croire, ça peut marcher. Ou pas. A tous ceux que j'ai cru retrouver en toi, un peu, et auxquels je me suis accrochée, beaucoup, pour mieux me rendre compte qu'ils n'étaient pas toi, jamais.
Quoi que je fasse, ou que je sois...
A toutes ces nuits ou je me réveille, en sursaut et le front trempé, toutes ces nuits ou je rêve qu'on se retrouve, comme ça, juste un instant, comme avant. Toutes ces nuits ou je me rendors en m'éforçant de penser à t'oublier. Et tous ces matins ou je ne réponds pas quand on me demande de quoi j'ai bien pu rêver.
Quoi que je fasse, ou que je sois...
A tous ces frissons quand j'entends ton nom, tous ces souvenirs qui remontent à la surface, et le manque, toujours plus grand, toujours plus fort, toujours plus profond.
Quoi que je fasse, ou que je sois, rien ne t'efface, je pense à toi.
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Voila. Vous venez de voir ce que ça donne quand je parle à mon pot de Nutella. Dans le prochain épisode, jvous raconte mon coup de foudre pour les bonbons Regal'ad à la cerise. Qu'on ne vienne pas me dire après que les régimes, c'est pas dangereux ptin.
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00:30 Publié dans La vie est un songe | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : Le manque de bouffe nuit gravement a ma santé mentale
jeudi, 29 mars 2007
Comment Paris est encore plus riche d'enseignements que ce que je pouvais imaginer.
A la base, si je suis venue passer une semaine dans la capitale, c'est ni pour visiter la tour Eifel (en même temps, ça reste qu'un gros pylone en feraille, hein, Papa gentil il a le meme dans le jardin, ça fait 5 ans que je le mate gratoche), ni pour me taper l'avenue des Champs Elysees, au soleil, sous la pluie, a midi ou a minuit, nananananana. Nan. A la base, je suis venue pour BOSSER, pour bouffer des chiffres, des objectifs, des règles de management sensées faire de moi une killeuse (que je ne serai jamais, ça m'aura au moins appris ça). Sauf que.
Sauf que lundi (après la fameuse descente d'avion plymobile...), quand chuis arrivée dans mon groupe de travail, composé de 13 autres agents du hèfebihaille, première surprise: on est que 2 filles. DEUX. Dans une logique imparable, j'avais pensé qu'éventuellement on pourrait tenter un rassemblement stratégique féminin, sauf que la demoiselle et moi, on est pas exactement en phase, elle porte du rose, des bottes, voire des bottes roses, elle a du joliiiii vernis à ongles sur ses graaaaands ongles tous bien de la même taille, et surtout, elle ose rien faire avec ses ptites mains, bin ouais, une manucure à 40 dollars, ça serait con de tout flinguer. Elle tortille ses chveux toultemps, et elle commence toutes ses phrases par "stuveux". Donc, d'entrée de jeu, j'me suis dit nom de Dieu, je vais passer une semaine de merde. Et bin QUE DALLE, parce que du coup, ce qui s'est passé, c'est que comme chuis quand même a la base une bonne grosse rigolote (j'aurai pu mettre bouffonne, ça marche aussi), bin chuis devenue la meilleure copine des garçons, du cinquantenaire alsacien au ptit jeune de Bordeaux, du trentenaire marseillais au quarantagénaire parisien, et que du coup, hop, y en a un qui va me chercher un café, hop y en a un qui va me faire mes photocopies, hop, y en a un qui me ramène une chaise, hop y en a un qui m'offre une clope, c'est TRODLABALLE. Pour tout le monde, j'ai pu de prénom, chuis devenue la Louloute, genre je suis limite la mascotte de la promo, le groupe ne se déplace plus sans moi (c'est toujours sympa quand c'est la pause et que tout le monde attend devant la porte que je sorte des chiottes pour aller au café), c'est moi qui gère les trajets (c'est des MALADES, y m'ont confié le plan de Paris, à MOI, y me demandent de gérer les arrêts de bus, les raccourcis-du-matin-on-est-a-la-bourre-bordel, des MALADES j'vous dis). Pis le soir, après notre grosse journée de bourrage de crâne théories super utiles, y a les ceux de Paris qui rentrent chez eux, et on est 7 a dormir à l'hôtel (pourri s'il en est; à croire que le hèfebihaille y fait des recherches exprès pour me loger dans des trucs péraves, au moins c'est cool, quand je rentre je trouve que chez moi c'est meveilleux). On est donc 7, mes 6 lascars et moi, à aller manger ensemble le soir dans un ptit resto trop dla boule, ou pour 20 dollars tu manges comme un roi, apéro, vin et irish coffee compris, que direct, comme y a 5 amateurs de whisky dans le lot (dont moi, hein), on a décrété qu'on allait en faire notre QG pour la semaine. Et alors là, les gens, c'est du grand art. Après le premier apéro, y sont encore complètement dans le hèfebihaille, récap de la journée de boulot, chacun y va de son ptit commentaire, le tout en regardant allègrement le cul des dmoiselles qui passent (les deux premières fois, ça m'a surpris, d'un seul coup, GROS BLANC, silence radio, j'en avais perdus 5 d'un coup, bloqués sur un string/taille basse/pull court/nombril à l'air, après, bon, on s'y fait hein...), apres le premier verre de vin, on évoque le passé de chacun, en parlant fort ( 6 mecs ensemble, ça fait du décibel, mes cadets). Après le deuxième pichet de vin, irrémédiablement, on en arrive au cul, c'est mathématique. Hier, le thème du jour, c'était la fidélité (y a eu de la GRANDE PHILOSOPHIE, j'me suis pissé dessus de rire; par contre, si j'avais enregistré la conversation, j'aurai eu de quoi les faire chanter et arrêter de bosser tranquille, trop leurs femmes elles doivent avoir des cornes ENORMES); ce soir, le thème du jour, c'était en vrac l'échangisme, les trucs à deux, à trois, à douze, et là aussi, j'ai limite saigné des oreilles à l'évocation de certains souvenirs de ces messieurs, que eux même l'ont dit, hein, "les mecs c'est tous des salauds, on en est bien conscients, mais on peut pas lutter", le tout appuyé d'un petit regard sur les gros nichons de la serveuse, bin tiens. Alors bien sûr, à chaque sujet abordé, j'hallucine, extrait:
Manu, 45 ans, en cuple, une ptite fille: -C'est pas parce que je baise la baby-sitter que j'aime pas ma femme et que je la respecte pas, hein...
Moi, 27 ans, interloquée: -??????? (oui, je suis interloquée, parce que c'est dit tel quel, et complètement sérieusement) Mais Manu, tu peux pas dire ça ptiiin!
Re-Manu: Attends, la baby-sitter, moi je m'en fous, hein, j'y pète le cul tous les mercredi (c'est toujours de la citation, hein, mot pour mot...), et basta. Ma femme par contre, c'est ma femme tu vois...(après enquête, elle est a la gym le mercredi, ndlr. Du coup, y veulent tous inscrire leurs femmes a la gym. Ptin)
Et là, j'en ai 4 qui sont complètement du même avis, le cul, c'est pas graaaaave, tant qu'tu respactes ta femme. Ptin. Merde. Ptin. C'est moi qu'ai un problème ou bien???
Alors y a eu du gros débat, sur "oui mais toi tu réagis comme ça, mais si demain l'occasion se présente, tu sautes dessus aussi, vous les gonzesses vous êtes encore PIRE que nous ", bon, là c'est le moment du repas ou c'est un peu parti en quenouille, parce que premièrement, j'me suis pas laissé traiter de salope sans réagir, noméhoçavabien, que j'ai ramé avec ma théorie de "si t 'es bien avec quequ'un, tu le trompes pas bordeldemerde, pis meme si t'es pabien tu le trompes pas bordeldemerde-on-est-pas-des-bêtes et deuxièmement, j'les ai un peu calmés en leur disant "mais les gars, si nous les filles on est encore PIRES, vous avez pas peur, là, tout de suite?? Vos 6 femmes elles sont SEULES, depuis 3 jours, dans les 5 coins de la France, moi à votre place je flipperai; hein, quand même, vu qu'on est toutes des chiennasses". Bin du coup, ils ont tous appelé chez eux, qu'elles ont dû être RAVIES, les madames, à onze heures du soir, d'avoir leurs mecs à moitié rincés au téléphone..."allô bébé??? Nan, c'est juste pour savoir...tu fais quoiiiii???" "Je DORS!!!" huhuhu
Alors heureusement, y en a quand même un dans le lot qu'est pas comme les autres. Lui y parle pas fort, mais y parle beaucoup (de plus en plus, de pichet en pichet...). Et y me raconte comment sa chérie elle lui manque, comment il en a rien a péter des gros nichons de la serveuse et du djine taille basse et de baiser la baby-sitter le mercredi. Comment y croyait qu'il était vachement indépendant et que être loin, stait pas grave, et qu'l était vachement content de venir une semaine apprendre a être un tueur. Comment y va sortir 5 minutes, entre l'entrée et le plat, pour téléphoner à sa chérie et lui dire qu'elle lui manque, hein, en fait, quand même, beaucoup. Pis comment il l'emmènera à Versailles, bientôt, parce que c'est quand même joli, mais que ça srait encore plus joli avec elle, tu comprends la Louloute, t'en reveux du rosé?. Pis que putain vivement vendredi qu'il rentre chez lui, est-ce que tu crois que chuis une tapette? Bin nan, j'crois pas nan.
Possecrinetome: le midi, on mange à la cantoche. Aujourd'hui, j'ai pris des concombres, pis j'ai mis de la sauce dessus, une belle sauce rose a l'échalote. Sauf que c'était de la sauce aux fruits rouges pour mettre sur le fraisier. Les concombres aux fruits rouges, ça se digère OVER mal.
Possecrinetome 2: après les concombres, y avait de la brochette de poisson. Sauf que moi j'ai lu que "poisson", et que j'ai failli crever étouffée par des arêtes géantes, prête a porter plainte et tout, alors que c'était des morceaux de pics de brochettes en bois. Même à la cantoche, chuis grillée ptin.
00:25 Publié dans La vie est un songe | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
lundi, 12 mars 2007
Comment un simple achat compulsif de ménagère de moins de trente ans va me permettre de vous présenter ma sioupeur copine de la laïfe, le tout dans une note longue et pas drôle et avec un titre à rallonge.
Contrairement à la madame connasse de la pub Nivéa, qui trouve qu'a 40 ans, elle est trop en phase avec elle même, moi j'ai un peu de mal à supporter l'apparition des premières rides (ouais, ayé, elles sont là, les gueuses, pas profondes, pas encore incamouflables (merci Gemey Maybelline), mais elles SONT LA. Alors moi, connement, comme j'ai plus tendance à me marrer qu'à pleurer ou bouder, j'm'étais dit que mes premières rides d'expression allaient fairre leur apparition aux environs de ma bouche, là, sur les côtés, ou à la limite au niveau des pattes d'oie, donc je scrutais avec attention, mais rien, queudal, nada. Parce que mes premières rides d'expression, elles sont LA, entre mes deux yeux, là ou y a une ptite fente quand on a des souçaï ou qu'on est furax ou qu'on arrive pas à faire caca. Premier mystère, vu que j'ai pas plus de souçaï que ça, que ça fait bien longtemps que j'me suis pas mise en colère pour de vrai et que j'ai un transit intestinal plutôt peinard. J'en déduis que je dois froncer les yeux pendant que je dors, j'vois que ça. Si ça se trouve je passe mes nuits à être en colère. Ou à être constipée. Mais passons. Bien décidée à arrêter TOUSUITE ma fripation faciale, j'me suis decidée (ça a été difficile, hein) à acheter ma première crème antirides. Ayé. Bon, pas non plus le truc de ouarior enrichi en botox, hein, faut pas pousser mémé, juste un ptit truc hydratant qui aide mes ptites cellules à lutter contre cette saloperie de perte de collagène (mais OU Y VA ce con???), finallement j'ai opté pour Nivéa (malgré la conasse de 40 ans en phase avec elle même, hein, faut laisser sa chance au produit), mais ça c'est que du détail, on s'en tamponne un peu. Le truc c'est que sur la boîte, c'est marqué, je cite " A partir de trente ans, la peau biblabliblabla collagène (le vlà), bliblablibla régénerer bliblablibla", Monsieur Nivéa, Mars 2007. A PARTIR DE TRENTE ANS. Ce qui premièrement, me fait remarquer que oh chouette, j'ai un peu d'avance. Et que deuxièmement, c'est que UN PEU d'avance, et que les trente ans, ils arrivent, pépèrement, sans qu'on fasse gaffe, les salauds. Et là, j'me suis retrouvée assise dans ma cuisine, une clope dans la main droite, la boîte Nivéa dans la gauche, le chat planté dans la cuisse (il est joueur en ce moment) à me répéter le chiffre TRENTE BORDEL. Et du coup, retrospective, j'me suis revue quand j'étais encore djeun's et con, et du coup, ça m'a fait penser à ma sioupeur copine de la laïfe (on y arrive, on y arrive), et du coup, j'me suis rappelé de tous les trucs qu'on a fait toutes les deux, et du coup, ça m'a rappelé que putain, quand même, elle me manque grave, et du coup, ça m'a donné envie d'faire une ptite note (pfiouh). Déjà, y a un truc bizarre, c'est que même si c'était y a plus de dix ans, j'me souviens très bien de la première fois que je l'ai vue, dans les couloirs du lycée, le flip de la rentrée, fait chier, les vacances c'est fini. J'me souviens de son sac à dos noir monobretelle en faux cuir, avec le ptit trucdemerde multicolore qui pendouillait après la fermeture, le gilet noir en naperon grunge (ptin pepette tu craignais du gilet), des Doc Marteens vues de derrière. Bizarre quand même cette photo mentale de dos, alors qu'on se connaissait même pas. J'me souviens plus du comment on en est venues à se parler. Mais j'me souviens des soirées au bistrot (longues, longues (fin quand on a eu la permission, parce qu'au début, on a quand même galéré, on avait la permission de 20 heures, que fallait négocier dur pour gratter une demi-heure, que nan, que nan, tant que t'es pas MAJEURE, tu rentres manger à la baraque, et apres tu files faire tes devoirs)), que desfois on était tellement fauchées qu'en 5 heures de bistrot on consommait que un café (avec un verre d'eau, ça dure plus longtemps), mais que la patronne, qu'est un peu devenue notre Laurette, c'était bie, c'était chouetteeeeeeuh, elle était gentille, donc elle disait rien. Des pique-nique dans la cour du lycée, parce que "la cantine, ça puduc". De la période Blédina, qu'on se nourrissait de ptits pots au caramel, que nos mères pétaient les plombs, "c'est vraiment n'importe quoi" (ouais mais c'est grave bon ptin). Des nuits passées à fumer des paquets de Camel en cachette, avec la fête aux bâtons d'encens, que le matin, ça pue le chameau dans la piaule, et on est grillées quand même. Des fou-rires PILE quand faut pas rigoler, pendant les cours de français du vendredi après midi, surexcitées à l'idée d'être bientôt en ouikène, et de pouvoir sortir jusque VINGT DEUX HEURES, youkitralalatsointsoin. Des soirées de déprime passées, c'est la tradition, à manger des chicken nuggets sur le quai de la gare (quand y pleut, c'est encore mieux) en regardant passer les trains (et en priant pour pas se faire agresser), et en maudissant nos mères, qu'elles comprennent rien putain, les vieilles chiantes. De la cérémonie ultime ou on s'est percé les doigts pour devenir soeurs de sang (encore une chance qu'y en ait pas une qu'avait le tétanos putain), avec le certificat qui va avec, écrit sur du beau papier, je sousigné bliblabli, lu et approuvé, que sûrement, elle, elle l'a gardé (moi aussi, hein, mais moi chuis une grosse bordélique, donc je sais pas ou il est...). Des premiers mecs, ces gros blaireaux. Du consolage sur le bord de ma baignoire quand son gros nase de Régis (Régis est un con, c'est pas une légende) s'est tapé Manu-la-salope sous son nez, l'infâme. Du consolage quand mon gros nase d'Antony m'a...fin y m'a fait tellement de trucs aussi ce con, c'est pas facile de selectionner. Du jour ou on a passé le permis, ensemble. Et ou elle l'a eu, ELLE, que moi on m'a gentiment dit que "même joueur joue encore". De la Corsa enfoncée dans un poteau, que c'était pas ma Corsa, mais celle du susnommé Antony (bien fait, du coup), que fallait pas rigoler, parce que justement, il était en train de nous regarder nous garer quand le poteau s'est gentiment enfoncé dans son pare-choc. Des premières sorties en boîte (ayé, on avait la permission de 2 heures), de la vodka orange, et encore des mecs, et putain, j'ai couché avec Loïc, hhhh, toi aussi, et putain, ma soeur a couché avec Loïc, hhhh, elle aussi, et putain, Lucie, cette salope, tsais pas ce qu'elle a fait??? Elle a OSE coucher avec Loïc...(ouais, le Loïc avait le vent en poupe), des soirées pléstécheune, vas-y avec ma grosse voiture jaune, j'te pète à Granturismo, resers moi un ouiski. Des retards à répetition, que jamais dans ma vie j'ai vu quelqu'un d'aussi EN RETARD, que j'faisais semblant de m'énerver (nan, bon, y a eu desfois ou ça m'a vraiment enervée, mais juste un peu), que morte de rire le jour ou elle s'est pointée avec un mot d'excuse en bonne et dûe forme, je sousigné, bliblabli, pardon pour le retard, bliblabla, de sa mère, cette sainte femme, que trop j'la kiffe c'est une maman comme ça (j'ai led deuc pouced en l'air c'esr pad facile pour tapr), et de toute sa famille d'ailleurs, que trop j'adorais squatter chez eux, moi qu'avais pas de frère et elle qu'en avait deux, tu penses, des chasses au trésor dans les affaires de Maman Jolie à la recherche d'un paquet de clopes à lui piquer, que après on refermait la cartouche, genre elle va rien voir, mais bien sûûûr, des premières vendanges, le cul dans le raisin, les cuites au Champagne, la visite de Papa Gentil dans notre dortoir, qu'on osait même pas le regarder en face tellement on était arrachées, des goûters dans ma cuisine troptite, faisons nous péter la panse de ptits écoliers, des fou-rires quand elle dormait chez moi et que Papa Gentil passait juste sa grosse tête pas contente par la porte pour nous demander gentiment de "vous aller la fermer bordel, y en a qui dorment", que fallait pas rigoler, fallait pas rigoler, mais que forcément, quand on l'entendait se taper le genou dans le meuble du couloir, y avait pas moyen. Des premiers téléphones portables, et vas-y l'explosion nucléaire du forfait de 2 heures, que mon Ola y fumait...Pis j'me souviens aussi du drame quand Papa Gentil a dit "Bon les filles, on va déménager", j'me souviens du trajet dans sa touinego verte, que putain on s'est paumées, quand elle m'a accompagnée dans ma nouvelle ville, et aussi des 48 heures de chialage après son départ, parce que t'as beau dire "on s'apelle", "on s'écrit", "c'est pas loin", tu sais bien que ça sera plus jamais pareil, que tu pourras pu l'appeler pour lui dire "bon pépétte, on va boir un coup ou quoi?", ni "et, grosse, t'fais quoi ce soir?" , ni "et si on s'faisait des chicken à la gare"...Alors après, le temps, cet enculé, fait bien son job, t'apelles moins souvent, t'écris plus trop, mais t'y penses. Tu te dis "ptin, si elle voyait ça". Tu penses à l'appeler pour lui raconter, pis t'oublies. Pis le lendemain aussi. Pis le jour d'après aussi. Pis t'as plus de forfait, alors un ptit sms. Pis t'as plus de sms, alors t'attends le prochain forfait, en maudissant Orange et ses tarifs de merde. Pis t'emmenages avec ton mec, tu trouves un boulot, et t'as encore moins de temps. Les coups de fil deviennent exceptionnels, mais t'y penses. Pis un jour, on se revoit. L'espace d'une soirée, le temps de faire une mise au point sur les tout-ce-que-t'as-raté dans ma vie depuis tout ce temps, le frère qui vit avec sa chérie, le cousin qu'a eu un ptibébé, Truc-qui-s'est-marié-y-avait-la-photo-dans-l'journal-hhhhh-spavrai-tu-déliiiiiires-si-j'te-juuuuure. L'espace d'une soirée, ou t'as envoyé ton mec voir ailleurs, et ou tout redevient exactement comme avant. L'espace d'une soirée, ou tu te dis que tout le monde a vieilli, et pourtant rien n'a changé. L'espace d'une soirée, ou tu te dis que cette fois, c'est promis, on attend plus aussi longtemps avant de se revoir. Puis le lendemain, tu la remets dans le train, et quand elle s'en va, tu te sens mieux, et aussi moins bien. Puis hèmèssène arrive dans ta vie. Tu te dis "chic alors". Tu squattes le clavier des heures et des heures. Pis t'as plus le temps, mais t'y penses. Quand t'es connectée, elle est pas là. Et desfois si, mais t'as mille trucs à faire, donc tu racontes vite fait, sans prendre le temps. Pis un jour, t'achètes ta première crème anti-rides, et tu te dis que ta meilleure amie te manque, et que desfois, vraiment, faudrait prendre le temps.
21:12 Publié dans La vie est un songe | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Mon collagène se fait la malle, j'ai la cuisse en lambeaux, le temps c'est de la merde
lundi, 05 mars 2007
Comment cette fois c'est même pas ma faute ptin.
Alors oui, bien sûr, y a eu des coups ou l'absence de note, et donc le total blocage sur la même page (ça énerve hein, je sais, chuis la première à gueuler quand ça fait pareil chez vous), c'était ENTIEREMENT de ma faute, parce que trop de boulot, trop de chéri, trop de flemme, toussa. Y a eu des fois ou c'était l'oeuvre de miséricable, là, bon, mis a part un choix super pas judicieux d'operateur, stait encore pas trop de ma faute. Et bin cette fois ci, point de vacances, point de flemme, point de deconnexion intempestive, point de pas de temps pour cause de moments love-to-love avec mon chéri, que nan, que nan, que nan, cette fois ci, TOUT est ENTIEREMENT de la faute du hèfebihaille de MERDE qui
1/ me prévient le samedi à midi que je pars le lundi matin pour une semaine, donc vous pensez bien qu'entre la gestion de la valise (même pas assez de culottes prop' pour une semaine, totale non gestion du stock de linge, et putain qu'est ce que j'emmène, et putain mon sac il est troptit, et putain c'est relou de devoir toujours se déplacer avec son sèche-cheveux (sinon je frisouille, un truc atroce), et putain faut SURTOUT pas que j'oublille ça, et ça, et ça, que je rouv' le sac pour vérifier, mais que tellement il est blindé c'est la grosse chiotte pour le refermer, mais j'y arrive quand même, alors que je sais TRES BIEN que j'vais le rouvrir au moins 3 fois avant de partir), la gestion du chat (partagée entre l'idée de laisser mes clés à mon ex-monsieur qu'habite au bout de la rue, donc que pour lui ça serait trop facile de venir jeter trois croquettes et un godet de flotte, mais quand même, pas très envie de lui laisser mes clés de ma maison de moi, que moi j'me connais très bien, si on me laisse les clés, je pourrai pas m'empêcher de fouiller, si, si, les gens, me laissez JAMAIS les clés de chez vous, et que là, vraiment, j'le sens bien, y VA fouiller), et l'idée de laisser les clés à mon chérichéri, qui, lui, habite à [après questionnement à chérichéri en question] dix-sept bornes, que donc du coup tusuite ça devient une Mission De Merde de venir jeter trois croquettes et un godet de flotte, mais que du coup, je sais qu'y va pas fouiller, et que même si y fouille, y trouvera rien qu'il ne sache déjà (la bouffe qui traîne dans tous les tiroirs, les papiers pas triés, le bordelamort dans les placards, c'est bon, il est au courant), finalement, c'est lui qu'a eu la garde de Caradok pendant la semaine (et tellement il s'en est bien occupé, quand chuis revenue, toute guet's de retrouver mon foyer, mes meubles pas moches, mes murs pas laids, mon parterre sans moquette, et mon chat qui m'avait manqué, j'ai même pas eu droit à un calin. Rien. Nada. Keud. Ces messieurs ils ont fait leur ptite vie tranquillou billou, que je serai pas revenue, le chat il aurait rien vu, l'infâme.)
2/ me loue une chambre d'EPOQUE, avec toute la panoplie qui va bien, des murs marons au couvre-lit qui sent le vieux, en passant par la magueunifique moquette bleue (enfin elle a du être bleue, jadis, naguère, maintenant elle est mouchetée bleue/tâche-non-identifiable), que JAMAIS ô grand JAMAIS tu te promènes pieds nus (au passage, c'est super relou de devoir mettre ses baskets pour aller faire païpaï la nuit. Mais tu le fais quand même.), sans parler de l'exemplaire du nouveau testament dans la table de chevet, que tu pries, oui, tu pries pour que la télé fonctionne, même un tout pti peu, même en noir et blanc, même avec que téhèfin, parce que bien sûr, dans ma valise trop ptite, y a même pas un bouquin, et m'endormir avec le nouveau testament, chuis pas sûre que ça me garantisse un sommeil tranquille et serein. Chuis même pas sûre d'arriver à m'endormir DU TOUT d'ailleurs.
La preuve par l'image, si, si:
![]()
Le magueunifique carrelage de la salle de bain, d'époque, donc...
...et le non moins magueunifique carrelage des toualettes...vous noterez également la largeur de la "pièce", que si je continue a bouffer des frites, je passe pu.
3/ me loue une chambre d'EPOQUE et donc SANS connexion internet, tu penses bien, que moi bien sûr, pleine d'espoir, j'avais emmené mon pécé, au cas ou, que mes collègues du hèfebihaille qui étaient sur place depuis une semaine ont bien éclaté de rire quand j'leur ai demandé si y avait le ouifi, mouhahaha, estime toi déjà heureuse qu'y ait du courant (ouf, j'vais pouvoir brancher mon sèche-cheveux, je serai pas connected-pipole, mais au moins je frisouillerai pas hinhin)
4/ me loue une chambre d'époque, MAIS en pension complète, que vas-y je fais que passer ma vie au resto, que comme c'est gratoche, j'm'éclate le bidon, et que dans trois notes, vous entendrez encore parler de mon 375 ème régime, parce que chez moi c'est un reflexe, si on mange au resto, j'vais hésiter pendant trois plombes, et je finirai FORCEMENT par prendre un steack avec des frites (après analyse, je pense que c'est parce que j'ai pas de friteuse, du coup des frites j'en mange JAMAIS sauf celles du Macdo évidemment, donc là, VENGEAAANCE).
Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, paf j'vous le donne en mille, j'repars demain, même destination, même hôtel d'époque, même sac troptit, mêmes balloches de laisser mon chérichéri. Et donc même combat, pas de notes avant une semaine...
Possecrinetome : félicitations aux personnes qu'essaient de me faire revenir en hurlant " à taaaable" ou en imitant le bruit d'une capsule de bière, ça aurait pu marcher ;)
Possecrinetome 2: A tous ceux qui l'ont connue, j'ai le regret d'annoncer le décès prématuré de Momone. Nan, j'l'ai pas jetée par la fenêtre, nan, j'y ai pas mis un coup de boule. Nan, j'y ai pas mis un virus expres pour qu'elle claque. Nan, juste une mort toute bête: comme mon chérichéri est venu me voir pendant cette semaine de mission (pensez donc, 5 jours sans se voir, imepossibeule), on a voulu aller au Macdo, NORMAL. On s'est dit qe comme on connaissait pas la ville, et bien que je dispose d'un radar a M-jaune-qui-brille-dans-la-nuit, ce serait plus simple de le trouver avec Momone, le susnommé Mac Do. Alors premièrement, elle l'a pas trouvé, y a fallu qu'on se demerde tu seuls, seulement guidés par notre instinct de chasseurs. Pis quand j'ai voulu la débrancher, chais pas ce qui s'est passé, mais la prise s'est divisée en trois morceaux, dont deux sont restés bloqués dans l'allume cigare. Pis comme desfois j'ai autant de jugeotte qu'une huître qui dort, j'ai voulu décoincer les morceaux coincés avec une clé. En métal. Ca a fait deux étincelles, un pfiout, un peu de fumée. Après autopsie, Momone est morte d'une rupture de fusible ( L'allume cigare aussi, au passage). Mais séchez vos larmes, elle est réssuscitable, faut juste aller chez Norauto. Ou pas.
22:08 Publié dans La vie est un songe | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : J'aime pas partir en mission, Momone is dead
mardi, 06 février 2007
Comment le mardi des vacances, c'est un jour qui sert à tchi (à part à faire une note chargée en ouiski et en décallage horaire, ceci explique cela)
Ayé, me revoila, vous pouvez ranger vos banderoles, poser les mégaphones et arrêter de balancer des pavés, stop la manif' (surtout vous, là, dans la boitacauser), c'est bon, si on a même pu le droit de se reposer un peu hein...Bon, alors du coup, comme ça fait un peu lontemps, ça fait un peu beaucoup de trucs a vous raconter, donc on va se faire une ptit note de "en vrac":
* J'le dis tusuite comme ça c'est fait: preparez vous à ce que je vous SUPERSAOULE, vu que grâce à CELINE-tu-es-une-déesse-devant-toi-je-me-prosterne, je vais aller voir mon PREMIER concert de ma vie, que cékan, le SIX JUILLET, céhou, au PARC DES PRINCES, cékoi..... Les........RED HOOOOOOOOT mouhahahahahahahahahahahahahahahahaha (oui, je suis hysterique, en même temps faut se mettre a ma place aussi, 27 ans, jamais vu de concert de ma vie, et là je m'imagine déjà, djine déchiré, ticheurte déchiré, épingle à nourrice dans le nez (binkoi??), en train de hurler au milieu de le foule en délire (et de tomber dans les pommes, accessoirement aussi).![]()
* Caradok-cet-abruti vient de découvrir les joies du jeu de Mikado, ou comment j'ai retrouvé mille cure-dents eparpillés dans mon apart. Que j'les ai ramassés et mis à la poubelle. Et que le lendemain, il avait refait pareil avec une autre boîte, que je savais même pas que j'avais autant de cure-dents chez moi (et que du coup, maintnant yonapu, et que Caradok s'emmerde et que moi chuis obligée de me curer les dents avec des ptits bouts de carton, ptin)
* Toujours rien à signaler côté ptit-nuage-d'amour-qui-énerve-les-copines-mais-que-ranafout', les jours se suivent et ne se ressemblent pas, entre restos, soirée karaoké, soirées ouiski-papotage-ouiski-sexe-ouiski-repapotage-ouiski-endormage comme des cacas sur le canaprout, tout va trop bien, on se demande bien c'est quoi la couille qui va nous tomber sur le coin de la goule, mais on gère, on a un géant paracouilles pour se protéger (vous le visualisez, là, le paracouille???).
* C'est les vacances depuis samedi, donc, que trop ça fait du bien de pas mettre le réveil a 4h52 (surtout avec la fonction de merde qui, sur mon réveil a moi, annonce combien de temps y reste a dormir, que ptinféchier quand y te dit "temps restant: 3h48". Du coup, avec le chéridenoël, on pète les plombs au niveau gestion du temps de dormage, on se couche le matin quand tout le monde va bosser hinhinhin, et on se relève quand la nuit tombe et que la lune se réveille, tels des hiboux. Sauf desfois ou on dort PAS, genre là tusuite,on s'est levés lundi à 16 heures, NORMAL, le temps d'aller faire un ptit ravitaillement de vivres (ouiski, coca, cocalaïte, bière, et un peu des trucs a manger aussi quand même sinon c'est la loose à la caisse), repas chez Maman Jolie qui s'eternise parce que Papa Gentil a apparament besoin de causer et de raconter sa laïfe et ses souvenirs de guerre au chéridenoël, retour à la
maison, un ouiski coca, allumage du pécé, un aut' ouiski coca, de site en site en site, je découvre des objets de geek que même pas je savais que ça existait (genre la clim' uhèssebé, la tasse chauffante uhèssebé, le truc-a-refroidir-les-boissons uhèèssebé, le ventilateur uhèssebé, les CHAUSSONS CHAUFFANTS uhèssebé (hallucinage de moi même et reflexion pas con du chéri: "ça c'est un coup a oublier que t'as tes chaussons chauffants aux pieds, à te lever et à foutre ton pécé par terre (ouais, il me connait dja vachement bien hein...)), et tout un tas d'autres trucs uhèssebé, que faut 2 mètres de prises uhèssebé pour tout brancher bordel), re-ouiski-coca, blablablablibla, re-ouiski-coca, bliablabliblablu, re-ouiski-coca, bon, apres y s'est passé des trucs que j'raconte pas, hein, normal, re-ouiski-coca, jusqu'à ce que HHHHHHHHH, namour, il est 18 heures et on s'est pas couchés, dans notre cul le mardi des vacances...
Et du coup, j'arrête là pour le moment, on va essayer de dormir un ptipeu, vu que demain on a THE MISSION journée-dans-la-famille, option visite-à-mémé, que comme j'la vois deux fois par an, on va essayer d'être un minimum en forme, hein...
Possecrinetome: un coucou à Kevin et Lesly, bôfrère et petite belle-soeur en titre, qui lisent mes bêtises :)
19:25 Publié dans La vie est un songe | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : j'veux des chaussons chauffants, je kiffe les vacances, fokje dorme
samedi, 30 décembre 2006
Pfff...
On est le 30, 19h52, pas mieux...ni pour le réveillon, ni pour les apéricubes...
19:50 Publié dans La vie est un songe | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note





